LES INTERPRÉTATIONS ITALIENNES
mosaïques de Kahrié-Djami, à Constantinople, relatives à la jeunesse de la Vierge, et les fresques de Giotto consacrées au même sujet à ta chapelle de l'Arena : les peintures de Padoue apparaisseni comme une libre interprétation de l'oeuvre byzantine à laquelle elles sont cependant antérieures. Il en est de même de tous les autres sujets : les Italiens ont animé les scènes religieuses suivant leur tempéra-
Phot. Alinart.
Fig 2Ut>. — Giotto La Nativité et l'Annonce aux bergers. Fresque de la chapelle de l'Arena à Padoue
vers 1303 .
ment, donnant à leurs personnages les traits de leurs contemporains et leur costume national, couvrant les fonds avec les paysages et les édifices de leur pays: surtout ils ont eu plus que les maîtres byzantins le sens de la perspective linéaire et des attitudes naturelles, et encore trouve-t-on chez Giotto et même chez Duccio des exemples caractérisés de perspective à rebours '. comme s'ils n'avaient pas su se dégager entièrement de leurs modèles orientaux. A travers toutes les
1. Dans 1 Entrée à Jérusalem, au rétable de la cathédrale de Sienne (1311), les tétesdes derniers rangs de la foule qui sort de la ville sont plus grosses que celles des premiers rangs fig. 201 .