I.A DANSI. MACAKKi
(Côtes-du-Nord 1470-1 INU '. ,lt. Sainte-Marie de Lûbeck 1 160 . Dans I;. petite église de Ker maria, où 1 on voil ensuite le combat des \ ices et des Vertus, puis le Dil des Trois morts el des Trois vils, les personnages de la danse, placés chacun sons une arcature, se donnent la main en une immense Farandole dans laquelle la pairie sinistre du mort sautillant contraste avec la tristesse du vivant Gg. 211 . Les compositions de Lûbeck et de la Chaise-Dieu sont pins savantes, les groupes sont ordonnés avec une variété plus grande et l'esprit satirique se manifeste par des trouvailles d'une cruelle ironie : sous la chaire ilu prédicateur le morl gogue-
Fig. 246 et 247. — Hans Holbein 1 197-1543). Fragment des Simulacres de la mort 1538 La mort et le laboureur. Le duel du chevalier et de la mort.
nard joue de la cornemuse, plus loin il marche sur la traîne du long manteau d'un personnage d'église, il ferme le livre du savant, fait tomber 1 épée du chevalier, la mandoline du troubadour et se baisse en cachant sa face derrière son linceul pour venir prendre un petit enfant au berceau (fig. 245.
Le sujet de la Danse des Morts eut la même faveur au xvi siècle. Il fut sculpté en 1526 aux colonnes de pierre qui soutiennent les galeries en bois d'un ancien charnier de Rouen. 1" « aitre Saint-Maclou ». au-dessous d une frise de tibias et de vertèbres". Il donne lieu surtout à de nombreuses séries de gravures, depuis celles de Guyot Marchant en 1485. jusqu'à celles d Holbein. dont la première édition parut à Lyon en 1538. Holbein a renouvelé entièrement le sujet en remplaçant la procession monotone par des tableaux pittoresques fig. 246-247 . Le mort ne