‹ L'art chrétienChapitre 365 sur 442 · PEINTRES ESPAGNOLS · texte numérisé non relu

PEINTRES ESPAGNOLS

visions apocalyptiques, 1rs moines au visage ravagé par 1rs austérités. Il en est de même de son disciple Zurbaran 1598 1663 el de Ribera, originaire de Valence 1588-1 (')."»(> . qui acclimatèrent en Espagne le style de Caravage. Les figures ravies en extase, les moines au froc couleur de cendre. I âpreté avec laquelle esi exprimée la souffrance du Christ, soutenu toul sanglant parles bras du Père Eternel, donnent à leurs œuvres un caractère de sombre pessimisme qui rappelle la manière

Fig. 259. — Murillo (1618-1682). Jésus et saint Jean enfants. Madrid, Musée du Prado.

du Quattrocento. Mais l'art espagnol n'a cessé d'aimer les contrastes violents et Murillo lui-même (né à Séville en 1618, mort en 1682 i . le peintre attendri des o Immaculées Conceptions » en particulier celle du Louvre i, de la Vierge du Rosaire i Prado i. le créateur des délicieux enfants de la Sainte Famille qui semblent empruntés au récit du pseudo-Ronaventure fig. 259 . a atteint au pathétique le plus poignant dans son Christ en croix embrassant saint François d'Assise (musée de Séville).

Si brillante que soit cette école de peinture, il s'est développé en même temps qu'elle une école de sculpture religieuse polychrome, dont les moyens d'expression ont atteint une plus grande puissance encore. Une vie intense anime les

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