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mêmes de la Passion, que l'on ;i eu L'idée de représenter la Crucifixion telle que La figurent les ampoules deMonza. l'a nui les peintures décrites dans la Dittochaeon de Prudence (début dus siècle et qui se rapportent, nous l'avons vu, à des édifices palestiniens, se trouve le tableau du Christ en croix entre les deux larrons, le liane percé dune lance '. Il en était ainsi dans la basilique de Gaza, dont le rhéteur Choricius nous a laissé la description. La Crucifixion se trouvait aussi parmi les miniatures sur papyrus de la Chronique alexandrine du v siècle -. Knlin la signification théologique de la scène fut en quelque sorte soulignée, après que s'introduisit l'usage de représenter la Vierge tenant l'Enfant au revers de certains crucifix. Une croix de bronze conservée à Sienne, le crucifix gravé du trésor épiseopal de Ravenne semblent être les premiers monuments où cet usage, si répandu plus tard. apparaît3. Le crucifix exprime ainsi dans toute son ampleur le dogme de l'Incarnation qui tient dans la naissance et dans la mort du Sauveur. C'est au moment où ce dogme était menacé par le docétisme monophysite que des théologiens ont conçu la scène de la Crucifixion : en dépit de ses principes. 1 art triomphal a dû l'accepter, en faisant, il est vrai, tous ses efforts pour en atténuer l'horreur.
Les autres personnages de l'iconographie religieuse ont subi, comme la figure du Christ, des transformations conformes aux principes de l'art triomphal.
Le Père et le Saint-Esprit ne sont jamais représentés dans les scènes de majesté que d'une manière symbolique : le Père, par la main sortant d'un nuage et souvent bénissante, l'Esprit, sous la forme d'une colombe, et l'on joint parfois à ces deux symboles celui de l'agneau. Une figure de la Trinité conforme à ce programme décorait la basilique élevée par saint Paulin à Noie'. En revanche, si les artistes ne se risquent pas encore à représenter l'Éternel dans sa gloire, ils n'ont pas les mêmes scrupules lorsqu'il s'agit d'illustrer la Genèse. Le Seigneur apparaît ainsi dans les scènes du Paradis terrestre, mais seulement d'une manière épisodique. comme le Christ dans l'art des trois premiers siècles, et c'est d'ailleurs la figure du Christ, presque toujours encadrée du nimbe crucifère, que l'on emprunte pour le représenter5. On peut voir dans cette confusion volontaire, qui se transmettra à