‹ L'art chrétien primitifChapitre 33 sur 80 · A BIN-BIR-KILISSÉ · texte numérisé non relu

A BIN-BIR-KILISSÉ

(D'après Strzygowski.)

voûtées de matériaux appareillés. Les plans eux-mêmes sont différents (fig. 37 et 38). Si la basilique, dans l'Asie intérieure, a toujours son vaisseau terminé par une abside

et compte assez souvent plusieurs nefs, elle remplace en façade l'atrium et le narthex par un porche fermé, percé d'arcades et flanqué de deux tours carrées, ainsi que cela se faisait également en Syrie. Disons tout de suite que l' Asie- Mineure semble bien avoir en cela donné l'exemple à la région voisine.

Et c'eût été peu pour les constructeurs orientaux de couvrir la nef centrale d'un berceau longitudinal : ils ménagèrent, en certains cas, une travée carrée devant l'abside et en firent le point d'appui d'une coupole (Kuppelhasilika) ; c'est là le vrai type de la basilique en Orient. On le trouve en germe dans l'église de la Koimêsis, à Nicée ; il est tout à fait développé à Kodscha-Kalessi (fig. 39), en Isaurie; la région d'Antioche le connaît, comme aussi la Syrie (Kasribn-Wardan); par la côte, il gagna Salonique (Sainte- Sophie).

Une autre forme de sanctuaire, dont le centre 'd'élaboration paraît bien être l'Asie postérieure, est l'église en forme de croix (fig. 40), surmontée au centre par une coupole (Kreuzkuppelkirche) . Nous en avons déjà parlé à propos du tombeau de Palmyre : c'est, en effet, par les tombeaux souterrains que s'explique ce plan original. Mais quand fut-il adapté à l'architecture? Où l'orna-t-on pour la pre-

fig. 38. plan de la

basilique de diner

(apamée kibotos).

(D'ap. Strzygowski.)

Planche XXXVIII.

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