‹ L'art chrétien primitifChapitre 34 sur 80 · Siiiiil Mie lui (le Sillfli l'Uiidi-s, cliclu- r.ill · texte numérisé non relu

Siiiiil Mie lui (le Sillfli l'Uiidi-s, cliclu- r.ill

I5asilit|ur (II' Klu»rK<>z. (I*lu>l. Hautc'S

ARCHITECTURE RELIGIEUSE

mière fois d'une coupole? M. Strzygowski nomme l'église d'Utchayak, en Cappadoce, et la fin de la période hellénistique; mais la date de ce monument, construit en briques, est bien douteuse. En réalité, l'édifice de ce type le plus ancien dont il soit parlé est l'église des Saints-Apôtres de Constantinople. Après lui beaucoup de monuments religieux du même genre furent élevés en Syrie et dans les différentes provinces d'Asie-Mineure. Citons ceux de Termessos (Pisidie), Aladja (Lycie), Bin-bir-Kilissé (Lycaonie). Il faut mentionner enfin l'octogone couvert d'une coupole. Ce plan était connu dès le IV® siècle. Nous l'avons rencontré à Spalato. Saint Grégoire de Nysse, dans la seconde moitié du iV siècle, l'avait choisi pour son église d'Iconium et nous en a laissé une description qui ne laisse rien à désirer (fig. 41).

L'impératrice Eudoxie, vers le même temps, en faisait porter un semblable par ses architectes aux chrétiens de Gaza. C'est peu après qu'apparaissent les octogones de Wiranscher (Syrie) et de Bin-bir-Kilissé. On le voit, ce type d'église, pour oriental qu'il soit dans ses lointaines

origines, semble se propager, au iv° siècle, d'Occident on Orient. Il faut tenir grand compte de ces actions en retour,

FIG. 39. — BASILIQUE A COUPOLE DE KODSCHA-KALESSl.

(D'après Strzygowski.)

et comme nous sommes peu renseignés sur la chronologie des édifices, se garder de les grouper avec trop de précision dans un système généalogique trop rigoureux.

N'y eut-il pas des ressemblances spontanées ? La Haute- Egypte pratiquait les constructions en pierre, tout comme

la Syrie ou l'Asie postérieure. Elle put faire des adaptations et des découvertes analogues à celles de ces derniers pays. Cela est d'autant plus vraisemblable que les découvertes dont nous parlons n'étaient parfois que d'anciens procédés, rajeunis en faveur de monuments nouveaux : telle est la voûte en berceau et même la coupole dans son emploi le plus simple.

C'est un fait bien établi que les basiliques de l'Afrique du Nord, de l'Algérie et de la Tunisie ont des points de contact frappants avec les basiliques de Syrie et d'Asie-Mineure. On connaît en Afrique l'usage de la voûte, l'abside isolée au chevet de l'église et le tracé de l'arcade en fer à cheval i. Une telle constatation doit rendre prudent. Et si nous pensons, avec M. Strzygowski, que les présomptions d'origine, en ce qui regarde ces particularités, sont en faveur des provinces asiatiques, nous ne présenterons point cette opinion sans la déclarer pleine de réserves et passible de revision.

♦ Éicym'hoaomCctm

ltO(M"HMAHtt;S

Page 1