TISSUS
noclaste, refleurit, comme la mosaïque, au début du second âge byzantin ^
Tissus. De tout temps, l'Orient et plus particulièrement l'Egypte, la Syrie, la Perse avaient fourni au monde romain ses étoffes de luxe. Il continua d'en être ainsi après l'avènement du christianisme. Les ateliers de tissage orientaux furent même plus occupés que jamais, car le faste des grands crût en même temps que celui des empereurs; les cérémonies liturgiques et la décoration des basiliques exigèrent des vêtements, rideaux, tapis et tentures aussi nombreux que riches.
Toutes ces étoffes étaient ornées de motifs de décoration et de figures. Mais tandis qu'originairement, les ornements étaient obtenus par la teinture, on découvrit, dès avant le ive siècle sans doute, le moyen de tisser les motifs et figures dans l'étoffe avec des fils de laine et celui de brocher sur le fond. De là, la multiplication des tissus historiés. Ou bien leur décoration se composait de motifs traditionnels, paysages, animaux, scènes de chasse, ou bien les tisserands puisaient dans le répertoire usuel des récits évangéliques. Vêtements et tentures se ressemblaient. Car, d'une part, le clergé ne laissait pas d'accueillir sur les parois d'églises des représentations qui choquaient un peu par leur caractère indifférent, mais qui avaient du moins le mérite de ne pas égarer la piété des simples, et, d'autre part, une coquetterie colorée de dévotion, surtout chez les femmes, aimait à embellir les tuniques de figures et récits évangéliques. De l'un et de l'autre usage, principalement de ce dernier, beaucoup de Pères s'indignaient. A la fin du iv® siècle, Astérius d'Ama-