ET DE DISPOSITIONS PARTICULIÈRES
Pianos carrés à sommier prolongé dont les groupes de chevilles sont deux à deux sur la même ligne oblique.
On a vu, à l'article troisième, que les pianos à sommier prolongé sont ceux dont les cordes se trouvent attachées, sur la droite de l'instrument, à un sommier qui se prolonge audessus de la table d'harmonie^, et dont les chevilles sont situées derrière les étouffoirs , à la place ordinaire des pointes d'attache (fig. 10). Ces chevilles sont rangées ordinairement trois par trois, sur la même ligne oblique pour chaque unisson, et ces groupes sont situés chromatiquement à côté les uns des autres sur une ligne horizontale, le long du derrière du piano.
Certains facteurs mettent ces groupes comme dans les sommiers ordinaires de droite, deux par deux, sur la même ligne oblique, de sorte que ces lignes sont composées de quatre ou de six chevilles pour deux unissons, suivant que le piano est à deux ou à trois cordes. Ici le groupe qui est par-devant, dans chaque ligne, correspond toujours à un unisson plus haut d'un demi-ton que celui du groupe de derrière, et ces lignes se trouvent alors situées ton par ton les unes à côté des autres, au lieu de l'être chromatiquement. Peut-être trouvera-t-on que cette disposition n'est point uniforme, que. dans une partie du sommier les groupes sont placés un à un les uns à côté des autres comme d'ordinaire, tandis que dans une autre partie ils sont deux à deux sur la même ligne oblique ; mais les lettres étant à côté des groupes, l'inspection du sommier mettra au courant des changements qui pourront s'y trouver ; je ferai seulement remarquer que dans les pianos dont les basses sont à une seule corde, chaque cheville suffisant pour un unisson, les lignes obliques renfermeront au^
tant d'unissons qu'ils seront composés de chevilles, quelquefois d'une, quelquefois de deux, parfois de trois ou même d'un plus grand nombre, suivant la place.
Pianos carrés à sommier ordinaire dont les groupes de chevilles suivent une marche irrégulière.
Nous savons que dans les sommiers ordinaires, situés sur la droite du piano, les lignes obliques de chevilles sont composées de quatre ou de six chevilles pour deux unissons, selon que le piano est à deux ou à trois cordes. On rencontrera des pianos où dans les octaves supérieures les lignes obliques de chevilles correspondront à trois unissons; c'està-dire qu'elles seront composées de six chevilles si le piano est à deux cordes, et de neuf s'il est à trois. On trouvera aussi dans la basse de certains pianos des lignes composées de cinq chevilles quoique les unissons soient toujours à trois cordes , ce qui laisse une grande irrégularité dans la disposition de ces chevilles par rapport à chaque unisson, irrégularité qui gêne beaucoup pour trouver isolément la cheville d'une corde fausse sans suivre en ordre toutes les lignes irrégulières qui précèdent, les lettres n'étant pas toujours marquées à côté des trois chevilles de chaque unisson. Quand la basse des pianos est à deux cordes, les chevilles sont ordinairem^ent placées quatre par quatre pour deux unissons, et lorsqu'elle est aune seule corde, les chevilles sont placées tout à fait irrégulièrement, c'est-à-dire par groupes de quatre, de troiS;, de deux ou d'une cheville, suivant la place du sommier.
Au milieu de toutes ces irrégularités, il faut cependant remarquer qu'on ne peut pas se tromper pour poser la clef sur les chevilles en les suivant toutes les unes après les autres, puis-