‹ L'Art d'accorder soi-mème son pianoChapitre 66 sur 98 · ET DE DISPOSITIONS PARTICULIÈRES · texte numérisé non relu

ET DE DISPOSITIONS PARTICULIÈRES

que celle qui commence chaque ligne fait toujours suite en descendant à celle qui termine la ligne précédente.

On ne sera point étonné de trouver quelquefois dans les pianos ordinaires les cheyiHes de la basse sur la gauche du piano et les pointes d'attache sur la droite, quoiqu'il en soit autrement pour tout le reste du sommier. Il est bon de remarquer aussi que quelques facteurs placent la lettre indicative de chaque groupe entre la première et la seconde cheville, dans les sommiers ordinaires, au lieu de la mettre avant la première ou devant le sillet qui la précède, et que d'autres ne marquent point de dièse à côté des lettres qui devraient en être affectées.

Piano à quatre cordes.

On a construit des pianos à quatre cordes dans les octaves supérieures, c'est-à-dire des pianos dont chaque marteau frappe quatre cordes à l'unisson.

Pour les accorder, il faut employer le bout double ou à fourche du coin fig. 33, afin de pouvoir étouffer à la fois trois cordes du même unisson. On ajuste d'abord la corde qui reste libre, puis on dégage la seconde, qu'on accorde sur la première ; on dégage ensuite la troisième sur les deux autres, et la quatrième sur les trois précédentes.

Ces pianos ne présentent pas plus de difficultés que les autres pour les accorder : seulement on est un peu plus long ; mais quand ils sont bien d'accord ils résistent plus longtemps au travail de l'exécutant, quatre cordes soutenant mieux que deux ou trois l'effort du coup de marteau; de plus, le feutre des marteaux se coupe moins, le piano dure plus longtemps et tient mie^ix l'accord que les autres. Les cordes peuvent de même y être remises avec facilité; cependant, je dois faire observer que les chevilles sont disposées quatre par quatre pour chaque unisson, au lieu de l'être trois par trois ou deux par deux.

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