INTRODUCTION ~,;XV
tices, et ne peuvent résulter que de l'altération et du remaniement de tous les intervalles, excepté l'octave. Que M. de Momigny essaye seulement d'accorder rigoureusement justes les quintes ut sol, sol re\ ré la, la mi, mi si, si fa dièse, fa dièse ut dièse, et il nous dira si le ton ut re sera divisé en deux demi-tons égaux, et si les tierces et les sixtes lui permettront d^exécuter la musique qu'il a composée.
Je signalerai enfin comme extrêmement vicieuse la partition développée dans l'excellent ouvrage de don Bédos '^^ qui renferme des tierces majeures faibles, justes et fortes à l'excès, dea demi-tons de trois deggés différents, et avec cela la quinte du loup, ains^ nommée parce qu'elle hurle aux oreilles.
Jusqu'^ici les méthodes proposées pour tempérer dans la pratiquç se trouvant insuffisantes pour les amateurs, on a cherché dans le secours de la mécanique les moyens de vaincre cet^e difficulté. Différents instruments ou appareils ont été construits dans cette intention.
Dès 1698, F. Loulié, musicien français, proposa pour accordei' le clavecin un sonomètre qui n'eut pas de succès, parce qu'il paraît qu'il était monté de plusieurs cordes qu'il fallait accorder préalablement.
En Angleterre, vers le commencement de ce siècle, on a imaginé une série de douze diapasons procédant par demi-tons pour servir à accorder les pianos. M. Matrot a renouvelé cette invention en 1825, sous le nomde<i/«^«sorama. Cet instrument n'a pas obtenu plus de succès en
' L'Art du facteur d'orgues.