‹ L'art d'aimer: poeme en trois chantsChapitre 10 sur 20 · AVANT PROPOS XI · texte numérisé non relu

AVANT PROPOS XI

prît hors ligne. C'est gracieux, joli, tendre, tour à tour naïf et égrillard; c'est un rien que sa simplicité même fera vivre éternellement et que tout le monde lira et se prendra peut'-etre à relire. Les contemporains de Bernard orit affirmé en vain que le poème cessa de plaire et d'être goûté le jour où il fut imprimé. Voilà, ce me semble, un jugement sévère et dont l'évidente exagération est depuis tombée d'ellemême»

Certes quelques ouvrages de l'auteur, animés, quand U les lisait en public, de son prestige personnel, prenaient un aspect et une couleur qu'ils ne pouvaient garder dans la suite ; mais ce n'est pas le cas de I'Akt d'aimer, qui peut encore trouver grâce devant un lecteur froid et analysateur. « Ses « œuvres ne soutiendraient pas le grand jour a de limpression! Sunt voces praetereaque ni- « hil^ ! » Voilà la critique que beaucoup adressent à Bernard. Ilsemblerait qu'il se rangeait volontiers à cet avis, puisque ses œuvres, à l'exception de quelques vers semés dans les recueils du temps, ne virent

I • Palissot, qui n'était pas un écrivain des plus indulgents, faisait cependant le plus grand cas du poëme de VArt d'aimer. L'article louangeur consacré à Gentil Bernard dans le Nécrologe de 1 776 est de lui.

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