‹ L'art d'aimer: poeme en trois chantsChapitre 6 sur 20 · AVANT-PROPOS VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS VII

a ni un Crésus, ni un Saint Vous avez com-

« mtncé, mon charmant Btrnard y un ouvrage u/ih a que en notre langue et qui sera aussi aimable que a vous. » C'est à TArt d'aimer que Voltaire fait allusion; mais plus tard il brûlera ce qu*il a adoré, et ce qu'il jugeait en 1740 un ouvrage unique deviendra en 1778 a un des plus ennuyeux poëmes qu'on ait jamais faits » . 72 ajoutera tardivement et comme à regret : a Cependant il y a « dans ce long poëme une trentaine de vers admi- « râbles et dignes d'être éternels comme le sujet du « poème le sera. » Ce perwhant à dénigrer Bernardy qu'il avait, dans un moment d'expansion, surnommé Gentil Bernard*, Voltaire le pousse presque trop loin. Le grand donneur de sobriquets * se complaît dans d'amères critiques sans cesse renouvelées.

Le 1^^ septembre de cette même année 1773,

1 . M"® de Pompadour, qui porta cependant un certain intérêt à Bernard, ne comprenait pas qu'on eût pu lui donner le surnom de Gentil, ne lui ayant jamais entendu dire une saillie qui valût la peine d*être rapportée. « Il ne sait faire, disait-elle, que des compliments puisés « dans l'histoire de Vénus et des Grâces, et il est superficiel « en tout, même en littérature. » {Gazette-des Beaux-ÂrH, t. III, p. 3o3.)

2 Le mot est de Sainte-Beuve.

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