IL
De la bouteille qui purifie F air de râtelier.
L'application des sciences physiques à la pratique des arts agronomiques peut contribuer beaucoup, et en peu de temps , à détruire des erreurs invétérées , et à procurer des améliorations rapides.
Jusqu'à présent, par exemple, on avait cru purifier Fair intérieur d'un atelier en brûlant telle ou telle substance végétale odorante pour obtenir une bonne odeur. On ne savait pas qu'au lieu de bonifier l'air par ce moyen , on le rendait sensiblement plus mauvais.
Il serait peut-être utile d'exposer ici certains principes qui appartiennent plus aux sciences physiques qu'à l'art dont je traite ; mais je pense qu'il suflira d'indiquer quelques faits certains et positifs, desquels la science elle-même a déduit ces principes :
1** De quelque manière qu'on brûle un végétal , non dans la cheminée, mais dans \me chambre fermée, et quelle que soit la bonne odeur qu'il répande en brûlant , il consume une partie de l'air respirable ou vital contenu dans la chambre : ce qui doit nécessairement le rendre plus malsain.
SI* Ce végétal non-seulement consume de l'air,
mais il produit en échange uii air méphitique funeste à la respiration , et qui peut faire périr dans peu les vers qui le respirent.
3** Le vinaigre même qu'on verse sur des corps embrasés se décompose , et augmente Fair méphitique. Ces inconvénients sont mitigés :
i"" Si'on brûle les plantes odorantes dans la cheminée , dans ce cas Feffet est le oiéane que lorsqu'on fait produire de la flamme.
%"" Si , lorsqu'on met le feu aux végétaux odorants, on ouvre partout , alors le mouvement qui $i lieu çi^ tre l'air extérieur et intérieur cha^e uoe p«rtiç de l'air vicié de la chambre.
3'' Si les corps sur lesquels on verse h vinaigre n^ 9ont qu'échauffée , au lieu d'être rougis par le feu , alors le vinaigre ne m décompose pas ; il sa met mu^ lement en vapeur, et est moins nuisible.
La fumée des cheminées, qui se répand souvent dans les ateliers , et qui y reste stagnante , suit aus^i aux vers ; cet inconvénient dépend ou de la mauvaise construction* des cheminées, ou d'un manque dç soins dans l'atelier, il peut se faire que la fomée soit causée par quelque courant d'air. Dans cç cas, elle est bien moins mauvaise, parce qu'alors l'air est agité ; cependant , si elle se répand îvérquemment dans la chambre « elle peut être trè^ miisible.
Lorsque la fumée a pour cause l'air extérieur poussé avec force du tuyau de la cheuainée dAR^ l'aidier, étq\iaBdçetwr,d^niii^hi(*pe, 'S'^idiasAfe
p«f le feu quVm fait cUms la chambre, il peut oocasiooner dans peu la suffocation et la mort des vers, surtoiU ^'il se trouve de Thumidité dans Tat^tf , ce qui malheureusement a trop souyent lieu.
L'ct^scurité est une autre cause de la corruption de Tair des ateliers ; plus elle est grande , plus il se dégage d'air mortel de la feuille de mûrier. Si Texposition des vers à soie au soleil n'entraînait pas des inconv^ients , ils se trouveraient au milieu de Tair vital, parce que la feuille, qui , placée à Tombre et à l'obscurité, exhale un gaz délétère» dégagerait alors Taîr le plus pur qui existe (1 ) .
(1) 11 y a dan? Tordre de la nature un fait constant très-surpre* naot : lorsqueJes feuilles des végétaux sont frappées par les rayons salaires , âUes dégagent une quantité immense d'air vital qui est néeessalve à k vie des animaux , et qu'ils conaoniment €(Hitinuelle« ment par la respiration.
Ces iBÔmes fenilles, placées à l'ombre ou dans Tobscmûté, dégagent une quantité immense d'air fixe ou méphitiqi» qui ne peut ser\ir à la respiration, et au miMeu duquel tous les animaux périssent.
Çtaf^n place une once de feuilles fraîches de mûrier dans une bouteille à goulot large^ de la grandeur d'une pinte de Paris, et bien fermée ; qu'on expose ensuite cette bouteUle aux rayons solaires : au beut d'une heui^ ou à peu près» selon la force du soleil, on s'apei-cevra, en renversant la bouteifle et en y introduisant une bougie diumée, ^ue la flamme deviendra plus vive, plus blanche, et qu'elle «'agraodira. Gela prouve que l'air vital qu'il y avait dans la bouteille «été augmenté par^elui qui s'est dégagé des feuilles.
Qu'on mette en même temps dans une bouteille égale à la première, et bouchée caooaie elle» une autre once de feuille» et qu'on la place à l'obscurité, soit dans quelque caisse» 0oit en l'enveloppant
A rinconvénient que produit Tobscurité en viciant Fair des ateliers , il faut ajouter celui que causent aussi les lumières qu'on emploie pour y voir.
Cette série de causes d'altération de Tair intérieur que doivent respirer les vers peut être appelée une presque continuelle conjuration contre leur santé et leui* vie ; et s'ils y résistent et ne succombent pas plus
de linge ^ de manière qu'elle se trouve entièraraent privée de lumière : deux heures a^rès, selon le degré de tempémture^ si on ouvre la bouteille, et qu'on y plonge une bougie allumée ou un petit oiseau, on verra bientôt la bougie s'éteindre^ et Toiseau périr^ comme si l'un et l'autre eussent été plongés dans l'eau. Ceci prouve que la feuille a dégagé, à Tobscurité, de l'air méphitique^ tandis qu'au soleil elle a produit de l'aii* ^ital.
Ce que je viens d'exposer fait voir jusqu'à l'évidence combien il est essentiel que les ateliers soient bien éclairés.
D'ailleurs la lumière tend, pour ainsi dire, à volat^iser la vapeur aqueuse avec laquelle elle se trouve en contact : il n'y a donc pas de doute qu'à circonstances égales Tair d'un atelier bien éclairé ne soit plus sec.
Il y a beaucoup de personnes qui croient que la lumière nuit aux vers à soie. Il est certain que^ dans les climats dont ils sont originaires, elle ne leur est pas nuisible^ quoiqu'ils s'y trouvent exposés en beaucoup de circonstances. D n'est pas d'ailleurs ici question de mettre les vers au soleil^ mais bien de rendre leurs habitations éclairées comme les nôtres.
Il m'a paru constamment que, du côté où la lumière donne plus directement sur les claies, les vers étaient en plus grand nombre et plus vigoureux qu'aux endroits où les bords des claies faisaient ombrage : motif pour lequel je donne peu de bord aux claies; tout le monde peut facilement faire la même observation. J'ai vu plusieurs fois des rayons solaires frapper directement les vei*s, et je ne me suis jamais aperçu qu'ils en fussent agités. Si les rayons avaient été trop chauds, et qu'ils eussent dardé trop longtemps^ les vers en auraient peut-être été incommodés.
qu'on ne le voit, cela prouve bien qu'ils ont une grande force de tempérament.
Parlons maintenant du remède propre à purifier Tair intérieur de l'atelier, à neutraliser ou à détruire en partie le venin qui émane des substances fermentées qui sont sur les claies , et à produire une espèce de dessèchement de celles qui se disposent à fermenter.
Je commence par faire observer que ce remède ne coûte, pour chaque atelier de cinq onces d'œufs, qu'à peu près trente sous.
On prend six onces de muriate de soude presque en poudre (sel commun), qui coûtent moins de deux sous ; on les mêle bien avec deux onces de poudre d'oxyde noir de manganèse (manganèse), qu'on vend ordinairement un sou et demi l'once; on met ce mélange dans une bouteille de verre noir, et on y ajoute à peu près deux onces d'eau commune ; on bouche cette bouteille avec un bon bouchon de liège, de manière qu'il en reste dehors une suffisante quantité pour pouvoir le tirer.
On doit tenir cette bouteille dans un point de l'atelier éloigné du poêle et des cheminées. On met dans une autre petite bouteille quelconque une livre et demie d'acide sulfurique , vulgairement appelé huile de vitriol, qu'on trouve chez les apothicaires, et on tient cette bouteille près de la première. Il faut avoir aussi un petit verre à liqueur ou une cuiller de fer.
On emploiera ce remède ternies les fois qu'en entrant dans Tatelier on sentira que Taîr n'est pas aussi agréable à Todorat qu'à Tordinaire, et que la respiration est gênée.
Voici maintenant comment on doit en faire usage :
On remplit le petit verre â liqueur, ou les deux tiers de la cuiller, d'huile de vitriol, qu'on verse dans la grande bouteille : il se dégage bientôt une vapeur blanche. On promène de suite cette bouteille dans tout Tatelier, la tenant élevée, afin que la vapeur se répande bien partout.
Lorsqu'il ne sort pltts de vapeur, ce qui anrre au bout de deux ou trois minutes , il faut boucher^ de nouveau la bouteille, et la remettre oi elle était.
Quand mtoe on ne sewfiraît aucune différence entre Tair extérieur et intérieur pendant le cmquième âge, il est bon de répéter ceUfle fumigafîoii deux ou trois fois par jour, de la maiïièfe ci-dessus indiquée.
A mesure qu'on renouvelle l'opération , on ifimimie la dose d'huile de vi*riol; la quantité d'ingrédients indiquée suffit pour Chaque atelier de cinq onces d'œfufc.
On peut laisser la bouteille ouverte «ne ou éeftx heures , dans les derniers >trols outquertre jours -da cinquième âge, ayant soin de la placer tatftôl d*uH côté et tantôt de l'autre , eft même sur ?es angles des claies , afin d'étendre mieux la vapeur.
L'usine db Mtte famigAtion peut être utile Mssi sur la fin du quatrième Age, di <m s'apercevait que Tair intérieur ne fût p<as puî. J^e n'en ai cepeti*- 4xBà eu besoin qu'au comm^ncetnent du cinquième âge.
Je me sers d'un appareil pour les fmnigations qui est î>eauftoup plus cominode que la bouteille, et que je décrirai lorsque je parlerai de l'atelier [Fig. 23) et ^ ustensiles ( Ghap^ XIII ) .
S'il y a plusieurs petites theminé^es dans l'atelier, (rt qu'ion y fasse fréquemment de la flamme pour agiter, comme je l'ai dit , l'air intérieur, ou n'a pas ^lors besoin de répéter si souvent les fumigations.
h fais observer qu'il ne faut pas laisser tomber de cette huile de vitriol sur la peau , ni sur les habits, parce qu'elle brûle ; on doit avoir l'attention de tenir la bouteille , lorsqu'elle est ouverte , pluis haut que la figure de la personne , parce que cette vapeur est trop pénétrante, et qu'elle incommoderait beaumttp.
Si la matière qui est dans la bouteille se durcit , on ajoute un peu d'eau, et on remue avec une petite baguette (1).
(!) Quoiqu*on ait adopté la bouteille qui purifie Tair, composée des ingrédients que j'ai décritSj et que ce soit cette bouteille que mes fermiers emploient^ et que je leur .prépare moi-même^ <îepeudant il peut se faire qu*on ne trouve pas toujours le manganèse, ou qu*on soit embarrassé pour le faire piler. Je propose une autre méthode plus îasik pour obtenir presque le même effet.
Ce remède si facile à faire, et bien plus puissant que tous les parfums dont on se sert ordinairement, produit dans l'atelier cinq avantages :
l"* La vapeur qui se répand détruit presque immédiatement toutes les odeurs qu'il y avait;
Achetez à peu près dix onces de nitrate de potasse (nitre du commerce), mettez-le dans la bouteille à la place du sel de cuisine et du manganèse, et agissez comme pour l'autre procédé : au lieu de dix onces d'huile de vitriol pour un atelier de cinq onces d'œufs^ il suffira d*en employer à peu près huit onces»
Le nitre doit être très-humide. On peut yei*ser dans la bouteille ^ toutes les fois qu'on veut faire la fumigation, un peu moins d'huile de vitriol que la dose indiquée.
Le gaz qui se dégage produit à peu près les mêmes effets que l'autre; il est même moins irhtant ; sa composition est de l'air vital et de la vapeur nitreuse. Il détruit promptement toutes les émanations animales qui existent dans Tatelier (*). ( L'Auteur,)
(') Lorsque H. Labarraqae, pharmacien de Paris, eut fait la précieuse découverte du chlorure de chaux, qui neutralise instantanément les exhalaisons que dégage la fermentation 7nimale , on s'empressa de faire des essais dans les ateliers de vers à soie , et Texpérlence a prouvé à plnsiears magnanlers que ce moyen est préférable à ceux employés par notre auteur. Voici comment il faut procéder :
Pour désinfecter un atelier de cinq onces de semence, on emploie communément cinq onces de chlorure de chaux en poudre, qu'on verse daos un grand plat de terre ou dans une gamelle, ou bien dans tout aatre ' vase trës-évasé contenant déjà environ dix litres d'eau pure. On remoe bien avec un morceau de bois ; on laisse reposer, et on passe à travers on linge. Le vase se place au milieu de l'atelier. L'opération se répète deux ou trois fois en vingt-quatre heures, selon le besoin. Le mémo dépôt sert tant qu*on reconnaît qu'il répand de l'odeur, et on n'a qu'à renouveler l'eau. Je crois plus avantageux, lorsque la dissolution est passée au clair, de la partager en six portions égales, et d'en placer une à chaque coin et aux deux cêtés de l'atelier; de cette manière le chlorure se répand plos vite et plus uniformément. ( Voyez Nouveaux procédés de 3f. Labarraque, pharmacien , pour purifier Vair des magnaneries,)
{f9 Traducteur.)
2** Elle affaiblit la fermentation de la litière , et semble en opérer une espèce de dessèchement ;
3** Elle neutralise Teffet de tous les miasmes et de toutes les émanations vicieuses qui pourraient altérer la santé des vers à soie ;
i^'EUe anime les vers, les stimulant doucement , parce qu'elle est formée en très-grande partie d'air vital pur ;
5** Non*-seulement cette vapeur est favorable à la santé des vers , mais elle influe sur la bonté des cocons , ainsi que j'en ai fait l'expérience.
§ ni.
De la manière de sécher facilement la feuille^ même dans les temps continuellement pluvieux.
Les vers à soie consomment une si grande quantité de feuille dans le cinquième âge, que, si on ne pense pas à temps à surmonter les inconvénients que peuvent faire naître les variations de l'atmosphère , on peut manquer de feuille sèche.
Quoique ordinairement nous n'ayons pas de longues pluies dans le mois de juin , j'en ai pourtant vu pendant trois jours aux deux tiers de ce mois, en 1813, et au moment de la plus grande consommation de la feuille; j'ai observé qu'un pareil accident peut occasionner une grande perte , si on ne
^fait pas sécher la feuille promptement, comme je fus obligé de le faire alors.
Dans les autres âges , on peut en conseirver facilement pendant deux ou trois jours; mais, dans les journées de l'appétit dévorant des vers , on est obligé d'employer continuellement un grand nombre de bras pour pourvoir au besoin journalier; et c'est alors beaucoup faire lorsqu'on peut cueillir d'avance la feuille pour un jour entier.
Plusieurs auteurs disent que, dans le cas de pluies longues et constantes , on ne peut mieux faire que de couper les petites branches de mûrier, de les transporter sur des chars , et de les suspendre dans les maisons , afin de faire sécher la feuille le mieux possible. Ce sont de ces erreurs qu'un écrivain copie d'un autre, sans penser que c'est une absurdité. Dans un seul jour de grand appétit , les vers à soie provenant de cinq onces d'œufs, et en bon état, consomment 275 livres de feuille {§ IV).
D'après ce qu'on propose , si on voulait obtenir une telle quantité de feuille, il faudrait couper plus de 6,000 livres de branches , en supposant qu'on ne coupât que celles des mûriers destinés à être défeuillés cette année.
On pouvait procéder de cette tnanière dans les temps où , avec ime once d'œufs , on n'obtenait que quinze ou vingt livres de cocons , parce que les vers naissaient en petite quantité ou périssaient dans leurs différents âges ; mais cela ne peut se pratiquer de nos jours , puisque avec une once d'œufs on
obtient cent et même cent vingt livres de cocons-
On peut couper les petits rameaux lorsqu'il ne faut pas beaucoup de feuille, comme il arrive jusqu'au quatrième âge accompli , ou lorsqu'on n'a à soigner que de petits ateliers.
Outre l'inconvénient d'avoir la feuille mouillée dans les temps pluvieux , il y a celui de voir se mouiller aussi les personnes qui sont sur les arbres pour la cueillir. On doit leur recommander d'avoir des habits prêts pour se changer.
Pour sécher dans un jour plusieurs centaines de livres de feuille mouillée, j'agis de la manière suivante :
Lorsque la feuille a été portée à la maison, je la fais étendre sur des pavés de briques ; si on n'a pas de ces pavés, on peut la mettre sur le sol , qu'on doit rendre aussi propre que possible.
Alors, selon la quantité, une ou deux personnes rétendent avec des fourches de bois , la jettent en l'air et la remuent beaucoup ; ces mouvements souvent répétés font tomber promptement par terre la plus grande partie de l'eau.
Quoique la feuille semble presque entièrement sèche après cette opération, elle contient cependant encore de l'eau dans ses plis. On prend alors un grand drap commun , et on met dessus quinze ou vingt livres de feuille ; on le plie en deux dans sa longueur, ce qui doit le faire ressembler à un grand sac : deux personnes doivent tenir les deux extrémités, et l'agiter, faisant porter la feuille d'une extré-
mité du drap à Tautre, jusqu'à ce qu'on s'aperçoire qu'elle est presque sèche , ce qui a lieu en peu de minutes. Si on pèse le drap avant et après l'opération, on trouvera qu'il a augmenté sensiblement en poids par l'eau de la feuille qu'il a retenue.
Si on veut faire sécher encore plus la feuille, qu*on fasse brûler une bonne quantité de copeaux ou d'autre bois menu , et qu'on place la feuille tout autour, ayant soin de la tourner et retourner dans tous les sens avec des fourches ; elle devient aussi sèche , par ce moyen, que si on l'avait cueillie dans une trèsbelle journée et en plein midi.
J'ai donné aux vers de la feuille séchée par ces divers moyens , et j'en ai toujours été satisfait. Si elle n'était mouillée que par la rosée , la seule opération du drap l'essuie.
Je dois à ce sujet faire observer :
1*» Ou'il vaut mieux faire jeûner les vers pendant quelques heures , que de leur donner de la feuille mouillée, qui augmenterait l'humidité de leur corps , et nuirait à leur santé ;
2"* Que l'air intérieur se trouve plus humide et méphitique, ce qui exige plus de soin et d'attention,
§iv.
De V éducation des vers à soie jusqu'à V approche de leur maturité.
Conduisons maintenant les vers à soie jusqu'au moment où l'instinct les porte à monter, et qu'ils se
dégoûtent de Taliment qu'ils appétaient et dévoraient auparayani.