CHAPITRE VIU
De réducation des vers à soie dans la dernière période du cinquième âge, c'est-à-dire jusqu'à ce que k cocon soit parfoit. -^ Observations à ce sujet.
Laissons un moment les vers sur les claies , pour parler des divers objets qui ont rapport à eux , et pour disposer tout ce qui concerne l'accomplissement de leur cinquième âge.
On ne doit considérer le cinquième âge comme terminé que quand le cocon est parfait. Lorsque le ver a versé toute sa soie et en a formé le cocon , il y dépose sa dépouille et devient chrysalide (Chap. P').
Mais , pour qu'il forme le cocon , il faut qu'il arrive à ce point qu'il ne soit presque qu'un composé de deux substances, c'est-à-dire de la partie soyeuse et de la partie animale. Il doit donc avoir rendu tous les excréments que contient son tube intestinal.
Il n'est pas seulement important de connaître le dernier degré de perfection des vers pour leur faciliter les moyens de former le cocon , mais il faut encore être instruit de toutes les autres opérations
— 183 -^ néoessAûes pe^at fueleâi coecms âe trouvât de (^èsbonne qualités
La propreté des tables ^ daAsees derniers jckirs du cinquième âge, exige beaucoup d'attention^ pour que les vers e^ns^T^ bim leur santés
Il en est de ces iàsectes comme de tous les autres animaux : il y en a qui agissent promptement dans leurs opérations, et d'autres lentement; Je ctois très-important d^ bien obsenrer ces phénomènes.
Afin que ceux qui élèvent des vers à soie aient des idées justes et sûres sur la nécessité de maintenir dans Vateliêr un air sec et suffisamment agité, je veux les coMaincre, dans ee chapitre, par des faits et des calculs évidents, que, quoiqu'il leur paraisse qu'il n'y a plus d'évaporations aqueuses ni d'exhalaisons méphitiques, c'est aii contraire le moment qu'il s'en développe une quantité incroyable , particulièrement du corps de l'animal , dans le temps qu'il travaille à faire le cocon , et même lorsque le cocon est formé.
Il est inutile d'observer que, si la quantité de feuille que j'ai indiquée n'est pas suffisante pour le dixième et dernier jo«r du cinquième âge , il faut en mettre de nouvelle, et l'économiser, quand bien même il devrai! y en avoir de reste ; et que , s'il fallait plus de dix jours pour accomplir la perfection des vers , o« devrait attendre. Il y a des causes qtt'on ne peut pas» déterminer qui avancent ou retardent de douze et vingts-quatre heures même la parfaite^ maturité des vers à soie.
Voici ce qui fera le sujet du paragraphe suivant :
1** Perfection accomplie des vers à soie;
2^ Premières dispositions pour former les haies , afin que les vers puissent monter ;
3** Dernier repas qu'on donne aux vers ;
4** Avant-dernier nettoiement des claies , accomplissement du travail des haies et du bois ;
5** Séparation des vers qui s'obstinent à ne pas monter, et dernier nettoiement des claies ;
6** Soins de Tatelier jusqu'à ce que les vers aient accompli le cinquième âge ;
7** Quantité de substances excrémentitielles , va- \
poreuses et gazeuses que produisent les vers, du i
moment qu'ils sont arrivés à leur dernier degré d'accroissement, jusqu'à leur perfection et jusqu'à la formation parfaite du cocon .
Perfection accomplie des vers à soie.