EXTRAITS DE QUELQUES-UNS DES JOUMAUX DE PABIS
Q0I ONT AENDU G03IPTi£ DES TABLEAUX SÉEICICOLES DE H. BEUrïBT DE LA GBANGE.
M. Brune r de la Grange vient de publier, sous les auspices de M. le ministre du commerce et de Tagriculture , un Tableau synoptique de V éducation des vers à soie, d'après la méthode de M. Camille Beaumis et les procédés de ventilation de M, d'Arcet. Cet ouvrage présente avec clarté et précision tous les perfectionnements apportés depuis peu de temps dans cette industrie. Il est appelé à devenir le vade-mecum de tout bon éducateur. M. le ministre du commerce, toujours empressé de seconder ce qui tend à propager et à perfectionner la [production de la soie en France , a bien voulu souscrire pour plusieurs centaines d'exemplaires. (Extrait du Moniteur du \^ avril. )
Parmi les meilleures et les plus ingénieuses idées qu'aient eues, dans ces dernières années, les amis du progrès séricicole, nous devons mettre en première ligne le Tableau synoptique de M. Brunet de la Grange, destiné à servir de guide à l'éducateur pendant toute la saison des magnaneries; c'est un véritable tableau historique du ver à soie. L'auteur prend l'insecte à sa naissance et nous le représente tel qu'il est dans les différents âges de sa vie. Toutes les méthodes dont l'expérience a démontré Tutilité s'y trouvent fidèlement consignées. Sous ce rapport , il convient donc à toutes les parties de notre France séricicole ; mais il est surtout indispensable aux nouveaux éducateurs, dont il peut être le conseiller fidèle. M. Brunet de la Grange vient de publier une seconde édition de son tableau , auquel il a apporté d'heureux changements, et qu'il a enrichi de quelques nouveaux dessins.
{Journal d'agriculture pratique et du jardinage, nov. )
Dans notre dernière chronique, nous avons fait une omission que nous tenons à réparer aujourd'hui.
Nous avions parlé du Tableau synoptique de V éducation des vers à soie de M. Bbunet de là Grange ; mais nous n'avions rien dit d'un autre Tableau synoptique qu'il a publié en même temps, et qui représente avec de grands détails la construction intérieure et extérieure d'une magnanerie d'Arcet , établie de manière à pouvoir servir , si l'on veut, à d'autres usages. Nous apprenons que ce tableau vient d'être traduit en turc.
(No de janvier du même journal. )
LE THADUCTEUR.
AJo3i quç^ç rphserve inm ma première édition^ rauteur4e Fouvrage que ^e préseate au puhUc a été un d^ fay?ints 4'ItftI|e qui se sont le plus occupés de faire l'application des science? physiques aux ^ts las plus utiles à la société. Pçrsuadé quç , p^W perfectionner Je^ j^rts, Vbpmme instruit dans Iqs scienCP^ physiques doit expérimenter et observer lui-même, il a emr ployé, ipendant bien dçi^ années, sa fortune et son temp^à interroger Ja nature , «t à I4 forcer à fournir aux arts rui^ux 1^ plii^ grands moyens d'être utiles à la société.
Ayant observé que les récolter de cocons m^qn^ent souvent en Italie , il a voulu lui-mêmq éleyer des vers à soie pour 9*assnrer si, comme il TavaU soupçonné^ cela dépendait uni* queraent de la mauvaise manière de les élever, L'expérience l'en a convaincu pendant plusieurs années, et jl s'est empre^ de le faire connaître au public par cet ouvrage.
Animé du louable désir d'être utile à l'art d'élever les vers à soie, il explique la manière de s'y prendre pour obtenir constamment une grande quantié de très-beaux pocons avec moins de fenilles qu'on n'en a employé jusqu'à ce Jour. Il gst entré dans ^ lEès-giands déjtsils. Les personnes éclairée? l'accusctront peut-être d'jgivpir été minutieuse; elles trouveront daç^ mi ouvrage beaucoup de répétitions; j'avoue que j'ai dû en supprimer quelques-unes : cependant, comme M.lecomteDandolo a écrit principalement pour les agriculteurs, et qu'il a eu bien plus en vue d'être utile que de briller, le lecteur impartial se
convaincra que ces répétitions et ces mêmes détails minutieux seront avantageux pour celui qui dirigera un établissement de vers à soie, ou qui y travaillera, en ce qu'ils soulageront beaucoup sa mémoire , et lui éviteront de feuilleter l'ouvrage à tout moment.
J'ai vu .sur les lieux les grands avantages que présente la nouvelle méthode pratiquée par l'auteur, et j'ai cru être utile à l'industrie française en publiant cette traduction.
Il a paru, depuis que j'ai publié cet ouvrage, plusieurs brochures sur le même sujet. Celle de M. Bonafous, qui n'est qu'un extrait trop succinct de ma traduction , me semble la plus utile. Je dois également citer un ouvrage du docteur Pitaro, praticien distingué. Le comte Dandolo en fait l'éloge par une lettre insérée dans l'ouvrage. Les parties qui traitent des mûriers et des vers à soie doivent inspirer confiance au cultivateur.
L'art de cultiver les mûriers en Pance n'est point encore porté au degré de perfection qu'on observe en Lombardie. Puisque l'éducation des vers à soie fait aujourd'hui de grands progrès , il est essentiel de perfectionner aussi la culture de l'unique arbre qui alimente ces précieux animaux, J'ai parcouru tous les bons ouvrages que nous avons sur ce sujet, et je les ai trouvés inférieurs à celui de M. le comte Verri , de Milan. J'en publiai la traduction en 4826 (-1).
({) Une troisième édition de VArt de cultiver les mûriers^ du comte Verri, doit paraître sous peu à la librairie Magnin et Blanchard. Cette nouvelle édition sera revue et complétée par M. Brunet DE LA Grange , qui veut bien se charger de traiter également la question si importante de la culture des nouvelles variétés de mûriers acquises depuis quelques années à l'industrie séricicole.