MOTS D'ENFANT
de son chemin, bien des âmes seraient moins sombres et bien des foyers plus heureux.
Savoir vieillir
UJOURD'HUI, nous sommes allés voir l’automne… Pour cela, il faut quitter la ville et marcher, le long
des routes désertes, dans le crissement des feuilles mortes et la délicieuse fraîcheur d’un clair après-midi d'octobre.
Oh! toute la douceur des derniers beaux jours! Oh! toute la mélancolie du pâle feuillage s’attachant désespérément à une trompeuse apparence de vie, comme l'illusion blessée qui ne veut pas mourir!
Oh! tout le charme empoignant et subtil de cet adieu mêlé de tristesse et de sourire de la saison qui s’en va, plus lumineuse qu’un printemps, plus exquise que l’étél!...
Des vers du délicat poète François Fabié chantent en ma mémoire:
“Savoir vieillir, quel art, mais combien difficile!”