‹ L'art d'être heureux [microform]Chapitre 102 sur 121 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

- Mon cher lecteur, nous vousavons donc appris l'drt d'être heureux. Si quelqu'un osait vous dire qu'il n'est pas dans l'amour do Dieu, demandez-lui quelle recette plus efficace il pourra vous enseigner pour arriver au bonheur pai'fait dont notre âme est avide. Celle qu'on vous offrira en dehors de là n'est qu'une recette de charlatan. Si vous l'en croyez, vous en serez pour vos frais, et les drogues qu'il vous distribuera ne feront que répandre dans votre cœur l'amertume, que troubler et empoisonner votre vie et votre mort. Plaisirs, honneurs, biens du monde, tout ce qu'on peut votis promettre n'est qu'une vaine fumée qui s'évanouit au souffle du vent de la mort. L'amour de Dieu demeure éternellement avec la joie du bien accompli et avec les mérites qu'il nous assure. « Lorsque je vous cherche, ô nion Dieu, disait saint Augustin, je cherche la vie bienheureuse ; je vous chercherai donc afin que mon âme vive. »

Donc, mon cher lecteur, ne nous 'préparons pas des regrets. Etudions les motif s qui nous pressent d'aimer Dieu, méditons-les. Il est impossible, si notre raison est saine, de ne pas convenir qu'ils sont indiscutables. Dieu a droit à notre cœur à cause de ses immenses bienfaits et à cause de ses amabilités suprêmes qui ravissent les anges et les saints du ciel, aussi bien que les justes de la terre. Il ne nous a donné un cœur que pour l'aimer» Il ne nous ordonne de lui donner nos affections qu'afin de nous obhger à tendre vers notre bien suprême, en dehors duquel il n'y a en ce monde que déceptions et remords, et dans l'autre que l'étertielle damnation*

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