‹ L'art d'être heureux [microform]Chapitre 103 sur 121 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Aimons donc Dieu, si nous ne voulons pas être les ennemis de nous-mêmes. Rien n'est du reste plus doux et plus facile, nous connaissons les moyens à prendre pour y arriver, et la manière pratique dont nous pouvons le faire. La route est ouverte et tracée devant nous, nous n'avons qu'à la suivre, et nous arriverons à vivre pour Uieu, à mourir dans l'amour de Dieu, à trouver au ciel la félicité parfaite dans la possession de Dieu.

Va donc, mon cher petit livre, le fruit tardif d'une assez longue carrière sacerdotale. Va, à travers les espaces et les temps, enseigner à tous Vart d'être heureux- Partout où il y a des hommes qui pourront te comprendre, partout tu répondras aux. aspirations les plus intimes et les plus nécessaires de leur cœur ; car tous ne peuvent se défendre de chercher le bonheur et tu leur diras où il se trouve.

Les vérités (jue tu renfermes no sont pas de celles qui passent, mais de celles qui demeurent éternellement. Jusqu'à la fin des siècles, il sera toujours vrai que Dieu est le vrai bonheur de l'homme, qu'aimer Dieu, c'est s'unir à sa fin dernière et tendre vers la perfection et la béatitude ; (pie s'éloigner de ;Dieu, c'est le mal souverain, prélude de l'éternelle réprobation.

Ceux ([ui sauront le comprendre me béniront de ce que je t'ai publié. Heureux de l'avoir cru, ils ne refuseront pas au pauvre missionnaire qui voudrait par toi faire le bien, même après sa mort, une prière pour lui obtenir l'amour de Dieu jusqu'au dernier soupir, et la grâce de ne pas rester longtemps éloigné de la vision de Dieu qui fait la félicité du ciel.

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