ÉMANATIONS GAZEUSES
b. H se dégage souvent de certaines eaux des bulles de gaz ; dans ce cas, un observateur devra prendre une bouteille comme celles destinées à recueillir les gaz volcaniques , la remplir d’eau , puis la renverser et en tenir l’orifice sous l’eau de laquelle s’échappent les bulles de gaz, de manière à recueillir ces bulles avant qu’elles, soient en contact avec l’atmosphère. On peut rouler une feuille de papier en forme d’entonnoir pour recueillir plus facilement les gaz.
On devra ensuite boucher et cacheter la bouteille ainsi qu’il a été recommandé à propos des gaz volcaniques.
r. On peut rappeler ici que, lorsqu’on recueille des eaux minérales ou thermales, qui souvent contiennent des substances gazeuses , il faudrait recueillir autant que possible de ces substances. Au lieu de former des bulles, les gaz s’échappent quelquefois d’une manière presque imperceptible; dans ce cas, une simple bouteille servirait à peu de chose. II faudrait se procurer un récipient à large ouverture, qui pût présenter une grande surface aux gaz qui se dégagent. L’orifice de ce récipient renversé devrait être maintenu sous l’eau jusqu’à ce que l’eau que le récipient contenait avant qu’on le renversât soit presque entièrement remplacée par le gaz, et alors on pourra avec quelque dextérité transvaser ce gaz dans une bouteille ordinaire , qu’on aura remplie d’eau , et dans laquelle on fera passer le gaz, sous l’eau, bulle par bulle. De cette manière un observateur pourra recueillir une grande quantité de gaz sans même avoir d’ap- , pareil spécial à sa portée, il serait particulièrement à désirer que l’on , reconnût s’il se dégage toujours de l’azote dans les sources thermales. Lors même que les circonstances ne permettent que l’examen rapide d’une source thermale ou minérale , on peut souvent se procurer les gaz contenus dans l’eau de cette source , si l’on en remplit une bouteille en évitant'toute agitation de l’eau. On devrait remplir la bouteille aussi exactement que possible , et la fermer et cacheter ainsi qu’il a été indiqué.
XV. Forêts sous-marines. On trouve sur plusieurs points des côtes déjà Grande-Bretagne, du nord de la France et de l’Allemagne, et à des niveaux inférieurs à celui des hautes marées , des accumulations d’arbres , d’espèces analogues aux vivantes , qui s’étendent au large sous la mer , et qui ne sont à découvert que pendant les marées basses. On a donné à ces accumulations de végétaux le nom de Forêts sous-marines. ... • .
a. 11 est des géologues qui croient que l’on ne peut expliquer le phénomène des forets sous-marines que par un changement de niveau relatif dans ces localités entre la mer et les côtes , tandis que d’autres supposent qtic les arbres, etc., peuvent avoir vécu et s’etre accu-