CANAUX
on détruira la continuité de la couche cil, et la partie supérieure d tendra à glisser en bas et à recouvrir la coupure e. Si , au contraire , on fait la tranchée pour la nouvelle route en f, où nous supposerons également une couche de grès supportée par de l’argile, il ne se produira aucun effet de glissement analogue à celui qui aurait lieu du côté opposé de la colline. Il s’ensuit que non-seulement dans des cas analogues à ceux de la ligure 137, mais encore dans tous les terrains schisteux dont les feuillets et les couches sont peu adhérents entre eux, et dont le plongement est considérable, il faut de préférence tracer les routes du côté d’une colline sur lequel les couches ou feuillets plongent vers l’intérieur, comme en f.
III. Canaux. La connaissance géologique d’une contrée n’est pas moins nécessaire, lorsqu’il s’agit de tracer la ligne que doit suivre un canal , surtout si l’on doit percer des souterrains. Cette connaissance peut faire prévoir, jusqu'à un certain point, le plus ou moins de probabilité de rencontrer des sources souterraines ; la porosité ou l'imperméabilité à l’eau des couches à traverser , et la nature des roches que l’on aura à percer. Aussi les personnes qui sont appelées à tracer des lignes de canaux ne sauraicul-cllcs assez ‘consulter de bonnes cartes géologiques. Ces cartes indiquent d’ailleurs les différentes substances minérales qui pourront être transportées avec profit par le nouveau canal. C’est par suite de connaissances de celte nature que l’on a souvent fait passer des canaux à portée de pays où l’on exploite de la houille , des calcaires ou des métaux divers.
11 arrive souvent que les canaux deviennent beaucoup plus cou- • toux qu’on ne s’y attendait, par cela seulement que quelques-unes îles roches que l’on a à traverser absorbent facilement l’eau , et qu’il faut nécessairement employer des sommes considérables pour rendre imperméable le lit du canal. Lorsque l'eau d'un canal n’est pas abondante, c’est une dilliculté sérieuse que d’avoir à traverser une certaine étendue de roches poreuses; mais cette difficulté peut être vaincue quelquefois, si l’on ailes données suffisantes sur la structure géologique de la contrée que Je canal doit traverser, car l’ingéuicur pourra alors tracer scs plans de manière à éviter autant que possible la roche poreuse. 11 faut se rappeler que la connaissance de la constitution géologique de la surface même d’une contrée ne suffit point pour indiquer les roches que le canal devra couper à une certaine . profondeur au-dessous de cette surface, à moins que l'on n’ait en meme temps des coupes qui indiquent la superposition des diverses * roches, de. sorte que l’ingénieur puisse juger quelle roche il trouvera probablement à une profondeur donnée au-dessous d’un point