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PLAQUE COMMEMORATIVE EN L HONNEUR DE LOUIS DE LA CAILLE

leurs flèches, les nommaient : hommes-scorpions (1). C’est pour cette raison sans doute que les Bassouto les appellent, dans certains de leurs dictons, abeilles.

L’adresse des Bushmen était proverbiale et d’autant plus redoutee que la fléché de ces batsehlanyana , « ces petits jaunes », comme disent encore bien des Bassouto, était enduite d un violent poison et formée d’un os appointé ou

(i) Mes Souvenirs, par Eug. Casalis, ancien missionnaire. 1 SS 1.

LES BUSHMEN

d’une pointe de silex emmanché à un roseau, ce qui composait une arme terrible contre laquelle on ne connaissait pas de remède.

Le dessin ci-contre, fait d’après une petite photographie remontant à bien des années, peut donner une idée de ce qu’étaient ces archers si petits et si terribles. D’autre part, quelques Bushmen établis dans de petites paillottes ressemblant à celles que nous donnons plus loin, près d’une annexe-école appelée Ditsueneng — chez les singes, — il y a un quart de siècle, m’ont procuré l’occasion de dessiner leurs armes, qui,

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