Domino tribuente ducaluiu Simul emical his amclhislus
Benedictus ad ista beatus Radial preciosa iacynthus.
Veniens loca sculptile slravit Varias quoque Grecia vestes
Dominoque domum fabricant. Dédit artiQcesque scienles,
Erus omnipotens ait ipsi Tribuil ma marmora Rama,
Quoniaui meritis Benedicti Quibus est domus ista décora.
Locus hic sacer atfpie verendus Super hœc meritis Bcnedicli
Foret amplior esse ciendus. Uedit huic. iniseracio Chrisli
Séries data celitus orbi [,00us essct ut iste piorum
Ubi tempora multa revolvit, Celebris boni taie virorum,
Desiderius istius arcis Alias quoque per regiones
Regimen capiens nimis auxil, Et in abdila religionem
In ea vêlera omnia slravit, i.oca 8pargeret ultima mundl,
Nova protinus editicavit. Ubi sol cadit ac ubi fulgit.
Satusiste Ducum Benevenli Boreas solel ardua quotquot
Homo progenie renitenti. Foliis juga spargere tottot.
Dédit huic tua gralia tantum, Tilulos Mit hic varioram
Ere cuncti potens dominanlum, Varia ex ret/ione librorum.
Populique ducumque Tavore Bona que pater iste peregit
Ut ei obsequerentur amore. Numéris quis homo cohibebit :
Etenim eximie pietatis Danihelis cum voci tarnen
Nimieque fuit bonitatis. l.-acit ac opus esse sodalem,
Spéculum atque lucerna proborum, Amor et faclacopula pacis
Metus horribilis reproborum. Facit hune genus esse tonanlis,
Kacio nequit intima reri, Facial super aslra beatum
Nequit os labiunique fateri pater hune socium fore patrum,
Sacra rascula quanta paravil, Simul et modo qui sumus istic
Quibus el lapidum decoraril. Fore cras simul nnnual illic
/il sarduis el chrisoprassus Sacietque greges paradisus
.Vite/ ac speciosa smaragdus, Quibns extat ovile Casinus.
Bibl. du Vatican {Cod. Val. Lal. 1202, f' 1 v). 4. ..... Omnia fere ornamenta papae Victoris, quae hac illacque per Urbem fuerant pignorata, redemit ( Lkon d'Ostie
MlG.NE, col. 73"..)
du Mont-Cassin : Alfanus de Salerne, dans sa description poétique des travaux accomplis par son illustre ami, va chercher des comparaisons eu Orient, parmi les pompes légendaires des édifices «rutilants » d'or, le Temple de Salomon ou l'Église de Justinien'.
Le témoin oculaire qui a laissé la description minutieuse de tant de merveilles disparues nous a transmis également des renseignements précis sur les artistes qui en étaient les
auteurs. Tout le n le c îaît le texte de Léon d'Ostie relatif aux maîtres grecs que Desi-
derius manda expressément de Constantinople, pour exécuter des travaux dont les Latins avaient perdu les secrets2. Dès que l'histoire de l'art a commencé à se dégager de l'histoire politique et ecclésiastique, pour se constituer en élude indépendante, elle a fait du passage de la chronique bénédictine un de ses lieux communs. Le texte, partout cité, a comme grandi dans le vide que laissait autour de lui la pénurie de documents analogues. Après avoir enregistré le fait incontestable d'un passage d'artistes grecs au Mont-Cassin, des critiques sagaces, depuis Labarte jusqu'à Dobbert, ont admis que, pendant le moyen âge, le Mont-Cassin était demeuré un foyer d'art byzantin, dont le rayonnement s'était prolongé jusqu'au temps de Cimabue et de Giotto. De nos jours, les conséquences extrêmes qui avaient été déduites du seul témoignage de Léon d'Ostie ont été remises en question, et un historien comme M. Kraus a pensé réduire à néant le rôle d'initiateurs prêté aux Orées de Desiderius. Le problème historique que nous avons appelé «la troisième question byzantine » a désormais pour centre un problème particulier, que l'on peut appeler la «question bénédictine».
Pour éclairer les données du problème, il est nécessaire d'élargir le déliai. Tout d'abord le fameux passage de Léon d'Ostie doit être complète et corrigé par les pages voisines. C'est peu de décrire la basilique de Desiderius et de rappeler que des Grecs y ont travaillé : le chroniqueur bénédictin permet encore île Qxer la suite chronologique des travaux, et de déterminer, dans les œuvres des techniques les plus diverses, la part de différents groupes d'artisans.
Desiderius commanda les portes de bronze avant qu'il eût formé le dessein de reconstruire la basilique de Saint-Benoît. L'abbé, s'étant rendu à A mal li pour acheter des étoffes de soie, admira les portes de la cathédrale, qui avaient été fabriquées à Constantinople.
1. Quismeliora, Casinc, luis Sedihus his nitilare inagis. Menia porlicibus statuit ? A tria Jusliniani sitlim
Aurea non domus ipsa Cyri, Hune sibi diligerent salius
Non Salomonis opu.s râlait
(OzANAH, Hoc. inéd. pour servir à lllisl. HU. île l'Italie, p. 267.)