‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 109 sur 433 · Caloiie, Arch. Stor. deW Arlc, IV, 1891, p · texte numérisé non relu

Caloiie, Arch. Stor. deW Arlc, IV, 1891, p

k. Vue intérieure dans mon article sur Sauf Agata dei Goti (tfapoli Hob"', 1896), p. 3.

p. 33, et par Hindi, Monumenti dcrjli saint Pierre et saint Paul.

ainsi bâtis au xae siècle, et peut-être des le xr. dans la Terre de Labour, l'a Campanie et les Alini/.zes. ont une étrange ressemblance avec les grandes églises germaniques du x" et du xr siècle, comme Sainte-Marie du Capitole, à Cologne1, et avec les édifices plus mesquins conservés en France, comme la «Basse-Œuvre» de Beauvais. L'église d'Aquino présente même l'un des éléments constitutifs de l'architecture romane du Nord : des colonnettes adossées aux piliers rectangulaires et recevant la retombée des voûtes d'arêtes qui couvrent les bas côtés [fig. 70).

Le grand atrium, le paradisus à la mode romaine-, qui s'étendait devant la basilique majeure du Mont-Cassin, ne fut pas reproduit dans les édifices monastiques de l'Italie méridionale. Plusieurs des églises bénédictines qui viennent d'être citées sont précédées de simples porches voûtés d'arêtes, à trois baies séparées par des piliers. Celui de San Liberatore s'est écroulé1; celui de Santa Maria d'Aquino est intact. A Sant'Angelo in Formis, le porche a pris un développement remarquable : les baies sont au nombre de cinq ; les colonnes sont d'énormes monolithes antiques, surmontés de chapiteaux corinthiens. La baie du milieu est assez surélevée pour couper la toiture du porche (fig. 71). Cette particularité, qui ne se retrouve pas dans les églises italiennes du xic ou du xue siècle, donne au porche de Sam" Angelo F in Formis une singulière ressemblance avec un narthex d'église grecque, comme celui de l'église de Samari, en Messénie4. Peut-être ce détail, d'apparence exotique, doit-i] s'expliquer par le caprice d'un artiste étranger, qui, en préparant la décoration peinte du porche, aura voulu ménager, comme il l'aurait fait en Grèce, une large place à la fresque, au-dessus de l'entrée5.

Ce détail mis à part, l'architecture de l'église de Sauf Angelo est toute latine, à l'exté-

0. — VUE INTERIEURE DE L'ÉGLISE RUINÉE DE SANTA MARIA LA LIBERA, PRÈS D'AQUINO (TERRE DE LABOUR).

p. BIS et 237; pl. 60, n° l. Cf. Uichelstadt et Moosburg

1733, I, pl.

1. DEiiin et Bezold, nie Kireh. Archit. des Abcndlnndes, (pl. 32, n« 3).

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