‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 118 sur 433 · LEON d'Ostik, I, § bb (MlGNE, col · texte numérisé non relu

LEON d'Ostik, I, § bb (MlGNE, col

4. Cet objet d'art, si précieux pour l'histoire, n'a encore été décrit que par le savant chanoine Jannelli, dans son ouvrage : Sacra guida délia chiesa Cattedrale di Capua, Naples, 1858, p. 239-247. Il est indiqué par Salazaro (I, p. 33).

5. Ce plat a été employé, lui aussi, comme porte de tabernacle : c'est pourquoi on y a pratiqué au xvu« siècle un trou de serrure.

saint André, saint Jacques et saint Thomas. Chacun des saints est désigné par une inscrip-

<• conque » du lac Kucin [Pl. VI) '. Mais on ne peut songer à voir un travail italien dans cette ttaurôihèque, au pied de laquelle les noms des deux donateurs, Marie et Jean-, sont écrits en langue grecque'. Le reliquaire oriental égaré dans les Abruzzes a eu sans doute une histoire semblable à celle de la slaurothéque, en forme d'icône, qui Ogurail jadis dans le Trésor du Mont-Cassin. Un noble d'Amalfi, appartenant à la colonie latine de Constanlinople, avait volé ce reliquaire en plein palais impérial, pendant une sédition, et, en venant plu* lard au tombeau de saint llenoit, pour prendre l'habit monastique, il avait donné son larcin à l'abbaye11.

La seule œuvre d'orfèvrerie que l'on puisse attribuer à l'école bénédictine de l'Italie méridionale est une couverture d'Évangéliaire, ornée d'émaux cloisonnés, qui appartient à la cathédrale de Capoue el dont les deux plais disjoints se trouvent, l'un exposé dans la chapelle du Saint-Sacrement, où il sert de porte au tabernacle d'un autel, l'autre caché dans le Trésor ''. Le premier a perdu son revêtement d'or et n'est plus qu'une tablette de

bois, où sont fixés onze émaux. Au milieu, sur plaque rectangulaire, le Crucifix

(I1C XC) avec la Vierge (MPjrV) el saint Jean S. jo.W.NKS : au-dessus de la tête du Christ et sur le fut même de la croix, le soleil et la lune, deux disques, l'un à fond rouge, l'autre à fond bleu pâle, sur lesquels se détachent deux télés de profil; aux quatre angles de la tablette, les bustes de sain! Pierre, saint Paul, saint Philippe et saint Simon, chacun sur une plaquette carrée. Les autres médaillons sont de forme ronde; deux figurines en buste représentent, au-dessous de la croix, un archange tenant un globe blanc à croix noire; au-dessus de la croix, sainte Agathe; les autres personnages sont les apôtres sain! Thadée, saint André, saint Jacques et saint Thomas. Chacun des saints est désigné par une inscription latine.

Le second des deux plats de la reliure est aussi neuf et brillant que le jour où il sortit des mains de l'orfèvre''. La plaque d'or qui dissimule la tablette de bois n'a pas perdu une

d'Oderisius, en 1113, aux vingt-deux plaques envoyées de Constantinople, se distinguent des plaques de Travail byzantin par une patine plus rousse et par l'absence de filets d'argent dans la gravure dos inscriptions (ScatiU, II, p. 125-126). A coté' de celte porte, dans un angle de l'atrium, se Irouve une colonne antique, posée sur un petit socle de bronze à cannelures, et supportant une croix pareille à celles qui sont appliquées sur la porte. Ce socle et cette croix sont certainement contemporains de Desidcrius ou d'Oderisins. Mais des pièces d'un travail aussi sommaire ne peuvent donner une idée de l'habileté- des moines artistes qui ont fondu cl ciselé les grandes icônes d'areenl ornées de reliefs.

1. Ce reliquaire, décrit pour la première fois par M. Picciaiixt Hhi.stu Abruuese, 189»), mesure 0",25 sur 0»,26. Il a la forme d'un petit tableau, dont le cadre, orné' de fleurons d'iris, continue. sur une feuille d'argent repoussé et doré, qui forme glissière. En tirant celte feuille de métal, où est figurée en relief la Crucitixion, on découvre une croix semée de turquoises et de rubis, sur laquelle sont gravés l'image de saint Michel el les six personnages traditionnels de la Transfiguration. La gravure est line et spirituellemenl simplifiée ; le travail de repoussé est lourd.

2. Voici toutes les inscriptions repoussées sur la (enfile d'argent doré : IC XC; — SIF0T; — 'Iw'avvii; 0 SKOÀOrOC. -

IIAE O TOS COT;- HAE II MHTIP COT. — M.VIIO-iHTIl KË (K<5>«] MATON N :>lwr/» KM TD (Iw»»f,v) f. I.esigle qui suit le nom de la femme indique que cette Marie étail une religieuse.

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