‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 122 sur 433 · lbid., col. 561 et · texte numérisé non relu

lbid., col. 561 et

i. Au contraire, sur les portes de bronze envoyées de Conslantinople dans l'Italie méridionale, rien n'es) latin, en dehors des inscriptions ; les types et les costumes appartiennent à l'art byzantin, comme les compositions et la technique. V. plus loin, livre III, chapitre V.

5. Description exacte dans Schllz, II, p. 263. L'arrangement des médaillons sur la mitre est identique à celui des médaillons d'émail cloisonné du xnc siècle, à inscriptions latines, qui décorent une mitre du XV" siècle, conservée au inusée de Stockholm (Kondaeoff, les Emaux bys.'de la Coll. Zivénigorodûkoï, p. 242, Qg, S)i).

Au contraire, des images d'ecclésiastiques coiffés et vêtus à la mode latine n'ont pu être représentées au moyen de la technique byzantine de l'émail cloisonné que dans un centre latin. A côté de la cathédrale de Capoue quatre monastères bénédictins étaient florissants 1 au temps do l'archevêque Al fa nus. C'est dansées monastères qu'auront été conservés les secrets de l'émail cloisonné. Qui a pu apporter ces secrets orientaux à Capoue, sinon les maîtres étrangers qui enseignèrent aux moines du Mont-Cassin les procédés de la mosaïque d'émaux? Peut-être les émaux cloisonnés furent-ils employés par les artisans du Mont-Cassin à la décoration îles reliures précieuses. Une miniature contemporaine de Desiderius montre, aux pieds de saint Benoit, un amoncellement de livres commandés par l'abbé : parmi les ornements qui couvrent leurs plats multicolores, on remarquera des disques pareils aux médaillons de Capoue et des ornements en figure d'ellipse, connue l'auréole qui entoure la figure du Rédempteur sur l'Evangéliaire d'Alfanus (fig. 66). Ces images sommaires des livres, dont les feuillets enluminés sont enfermés aujourd'hui dans des cuirs couleur de luire, ne suffiraient pas à faire apprécier les orfèvres chargés d'ouvrer pour les manuscrits les plus précieux, des reliures brillantes comme des châsses. L'Evangéliaire de Capoue, qui survit seul à la perle de toutes les anciennes orfèvreries du Mont- Cassin. comble une lacune dans l'énumération que Léon d'Ostie a laissée îles diverses techniques apprises par les moines de Desiderius. Le magnifique ouvrage d'orfèvrerie exécuté à Capoue suffît à prouver que le Mont-Cassin, enrichi d'émaux byzantins envoyés de Constantin ople, a produit à son tour une école d'émailleurs.

Page 1