Les Miniatures du Mont-Cassin, pl. XIII-WI
2. Cf. S. d'Acincoirt, Peinture, pl. LXIX ; E.rplic. des Planches, p. 81-82.
3. L'obituaire placé en tête du manuscrit va jusqu'à l'année U37 : niais les derniers millésimes, après 1119, ont été ajoutés d'une écriture plus menue. L'acte reproduit au folio 1112, où se trouve la dernière miniature, porte la dale de 1 1 18. Les derniers feuillets, qui n'ont pour décoration que des initiales dans le goût des miniaturistes de Desiderius, contiennent des documents datés de U30 et 1 139.
tend un diplôme à un abbé (f" 126)1; des groupes do prélats et de moines (f° 151). Mais, à côté des gouaches savantes, on rencontre, parfois sur le même feuillet, des fantoches, princes, prélats ou abbés, dessinés à la plume et barbouillés de vermillon. Plusieurs moines ont travaillé côte à côte à ce manuscrit, entre lesquels il y avait toute la distance qui pouvait séparer un excellent artiste de Byzance du pauvre enlumineur des Lois lombardes.
Après cette série d'oeuvres incohérentes, on ne trouve plus dans les manuscrits provenant des grands monastères bénédictins de l'Italie méridionale aucune figurine qui rappelle,
ture même du manuscrit n'est plus Ja « lombarde » des manuscrits de l'Italie méridionale, mais la « Caroline » menue des manuscrits septentrionaux.
Dans le cours du xne siècle, les moines du Mont-Cassin s'étaient mis, de leur côté, à copier des manuscrits en minuscule « latine », ornés d'initiales toutes couvertes de feuilles d'acanthe rouges ou bleues. Mais, comme l'a remarqué justement M" Piscicelli. ces manuscrits sont, pour la plupart, d'exécution hâtive; ils ne portent ni nom d'abbé, ni nom de copiste; presque tous reproduisent des ouvrages historiques ou juridiques4, et non des livres d'Eglise. L'écriture liturgique resta pour les Bénédictins de l'Italie méridio-
\ . D'Agincourt Jonne un bon calque de cette miniature, et des réductions très inexactes des autres {Peinture, pl. I. XVI II, (n»> 8-103).