Gabhdçct, t. I, pl
2. A. Harnacii, Die Chronologie (1er Altehristlichcn Lilteralitr, Leipzig, 1897, in-8°, t. I, p. 2.79.
3. A. Saratier, article Kermas, dans Y Encyclopédie des sciences religieuses, Paris, 1879. t. VI, p. 207.
4. Cf. Lafaye, le Culte des divinités d'Alexandrie hors de l'Egypte (llibl. des Ecoles d'Athènes et de Rome, fasc. 33*, 1884), p. 43, 137, 179 et suiv.
G. -F. lire lehmann, l ber die tieltcslcn christlichen Ttcgrûbnistûtl en und besondc?'S die Kutuliombcti ztt Ncopel, Hambourg, 1839, in-4° (lithographies coloriées). Cf. les deux chromolithographies données par Salazaro, I, pl. I et II.
6. GARaucct, t. I, pl. lot et 104; dans la pl. 102, n° 2, c'est saint Janvier qu'on trouve entre les deux flambeaux; à sa droite et à sa gauche sont deux femmes en oruntes (vc siècle).
7. I.a remarque a été faite par M. Péhaté (l'Archéologie chrétienne, p. 1S8). On rapprochera des peintures napolitaines la mosaïque du V siècle trouvée à Cartilage et conservée au Louvre (Sculpture du Moyen Age et de la Renaissance, salle des antiquités chrétiennes).
blir en Campa nie dans la première moitié du v" siècle, avec Prisons, qui devint évèque de Capoue, et Gaudiosus, ancien évêque d'Abitina, le saint qui a laissé son nom à une catacombe napolitaine 1 ?
Il est curieux de trouver, à deux siècles de distance, parmi les plus anciennes peintures chrétiennes de Xaples, un groupe qui s'inspire d'un écrit familier aux écoles d'Alexandrie et un détail pris aux peintures et aux mosaïques de l'Afrique chrétienne. Mais, tout en notant ces menues importations, il faut rappeler qu'elles se trouvent perdues dans un ensemble d'oeuvres qu'il est impossible, pour le dessin, le coloris et la plupart des sujets, de distinguer des peintures romaines du même temps. Aussi ne saurions-nous, après tant d'autres, nous attarder à des analyses qui doivent se présenter comme un complément à l'étude des catacombes romaines. 11 nous faut sortir des galeries obscures de la nécropole suburbaine et parcourir, — en passant des documents écrits aux rares fragments retrouvés, — les premières églises qui s'élevèrent à Xaples même et dans les villes voisines.
A en croire les anciens érudils napolitains, Xaples aurait été, peu d'années après l'édit de .Milan, aussi riche en églises que Rome même, et Constantin y aurait élevé jusqu'à sept basiliques2, — sans compter l'église de Santa Lucia a Mare. Les traditions ecclésiastiques relatives à ces fondations sont mêlées de fables si populaires3 et d'anachronismes si grossiers qu'il faut les laisser de côté. Mais on ne peut dédaigner les indications exactes fournies par le Liber Pontificalis de Rome, où la liste des fondations et donations de Constantin a été, suivant l'expression même de Mgr Duehesne, « rédigée d'après des pièces authentiques4». Le compilateur de la Vie de saint Sylvestre rapporte que Constantin édifia à Capoue une basilique des Saints Apôtres et, à Xaples, une autre basilique, en même temps qu'un forum et qu'un aqueduc; il donne aussi l'inventaire des propriétés foncières et des objets précieux dont l'empereur gratifia ces deux églises.
La ville neuve qui s'est reformée sur l'emplacement, longtemps abandonné, de l'ancienne Capoue, ne garde aucune trace de la basilique qui a porté le même nom que l'église de Constantinople, autour de laquelle se groupèrent les sarcophages des empereurs d'Orient. L'église principale de Santa Maria di Capua Yetere est une vaste basilique à cinq nefs, dont la construction primitive remonte au iv" siècle ou au début du v'5, et qui
1. Ce fut sans doule celle colonie chrétienne qui apporta ù Ischia le corps de sainte Reslituta, martyrisée à Cartilage sous Dioclétien. Par la suite, ces reliques furent déposées dans la première cathédrale de Naples, tjui prit le nom de la sainte africaine. D'après la légende, le corps (le la martyre aurait été miraculeusement porté à Ischia par le vaisseau même sur lequel elle avait été abandonnée à la mort (Acta SS., mai, IV, p. 24).
2. Celte thèse, soutenue par Mazzoccbi et par Chioccarelli, a été adoptée sans contrôle par Ciampini {De sacris sediftciis a Constantin» Magno constructis, Home, 1693, p. 144). Elle a été combattue par !.. Sauati.ni {Il vetusto Calendario Napole* tano, 17, 48-68, iv, p. 76 et suiv.).
3. Voir la Cronaca di Partcnope, rédigée au xin° siècle; I, p. 49.