‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 15 sur 433 · Le Liber Pontificalis île l'Eglise romaine. 11, p. clii · texte numérisé non relu

Le Liber Pontificalis île l'Eglise romaine. 11, p. clii

5. On verra plus loin que Symmaque, évêque de Capoue, qui assista aux derniers moments de saint Paulin de Nola, fit décorer l'abside de celte église d'une mosaïque. Une tradition, rapportée par Michèle Monaco, Mazzoccbi, Remondini, etc., attribuait à Symmaque la construction même de l'édifice.

prit le titre de Sancta Maria Suricorum. Les chapiteaux et les colonnes, dont l'une est de inarbre blanc et cannelée, tandis que les autres offrent des spécimens finement polis des marbres les plus variés et les plus riches en couleurs, proviennent de différents édifices antiques [.

La basilique constantinienne de Naples, qui était, à ce qu'il semble, dédiée tout d'abord au Sauveur, prit dans la suite le nom de la martyre sainte Restituta, dont elle reçut les reliques au vm" siècle'2. Cette première église avait son abside tournée vers le nord. A la fin du v" siècle, l'évêque Slepbanus éleva, contre la basilique de Constantin, une seconde église, orientée vers l'est. La Stephania, comme on l'appela en mémoire de l'évèque, et la basilique du rve siècle, dont les façades formaient un angle droit, eurent un atrium commun, entouré d'une colonnade. Ces deux églises, soudées l'une à l'autre, furent chacune desservies par un clergé distinct, et chacune d'elles exposa dans son abside un trône épiscopal. 11 y eut, pour un seul évèque, deux cathédrales '' : ainsi, dit l'auteur de la Vie de Vèoêque Athanase, le saint Livre est formé de deux Testaments'1.

La Stephania, incendiée une première fois au vnie siècle, fut démolie à la tin du xtif, pour faire place à la cathédrale nouvelle que voulait bâtir Charles II d'Anjou. Contre les piliers rectangulaires de plan français qui furent alors édifiés, les architectes royaux adossèrent les colonnes monolithes de la basilique et de l'atrium 5, qui, superposées deux à deux, formèrent, aux retombées des archivoltes, de longues colonnettes de marbre. Quant à la basilique de Santa Restituta11, elle resta, après avoir perdu sa façade et quelques-unes de ses colonnes, une annexe de la cathédrale neuve : encore aujourd'hui la vieille basilique,

1. Je ne sais comment Schulz a pu imaginer que les chapiteaux corinthiens de Sanla Maria fussent des imitations de l'antique exécutées à l'époque normande, c'est-à-dire dans un temps où la vieille Capoue était déserte (II, p. 109).

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