‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 147 sur 433 · Pflung-HabtuNg, lier Italicum, p · texte numérisé non relu

Pflung-HabtuNg, lier Italicum, p

4. Quapropter adstantibus vobis, patres earissimi, etc. Par une convention singulière, la taille des personnages grandit à mesure que ceux-ci s'éloignent du premier plan. Celte gradation de taille traduit, au prix d'une audacieuse inversion de la perspective, la progression de la hiérarchie ecclésiastique : les acolytes sont eu bas et les prêtres en haut.

L'ÉCÔLE BÉNÉDICTINE

ii Bénévent par Arechis'. Au commencement du rouleau, après le groupe des archanges et éea efaérubins, un prince lombard est debout entre deux anges qui tiennent sur sa fête une couronne à grands fleurons; le prince lui-même porte dans chaque main une torche allumée. Sans doute l'intervention du souverain portant les flammes symboliquesétait-elle indiquée par une liturgie locale vers le commencement de la cérémonie. Au dos de la .singulière image on a écrit des prières pour les princes Pan doit et Landolf, pour le connétable Godefroi, pour les consuls et pour toute la milice de Bénévent2. Cette 'milice parait à la lin du rouleau, après l'image de saifil Pierre": les guerriers portent un haubert de mailles, un heaume conique et un bouclier rond. Pandolf V régna dans la principauté de Bénévent, avec son fils Landolf, de l'année 103* à l'année 105'.), où il entra à l'abbaye de Sainte-Sophie3, qui était le grand monastère d'hommes à Bénévent, de même que l'abbaye de Saint-Pierre, pour laquelle fut copié XExidlct, était le grand monastère de femmes.

L'initiale E est composée d'entrelacs, comme celle du grand /;V,«/,w de Bmï, tandis que le V, identique à celui du Bénèdictiomaâre de la Cmanatmic, est le monogramme V. D., traversé d'une croix, sur laquelle est debout, dans une auréole, un Christ de Majesté. Les sujets représentés sont plus nombreux que sur les rouleaux de Bari et de Mirabella; sans compter les deux lettres ornées, on arrive à un total de quinze miniatures, La scène de la bénédiction du cierge, au lieu d'être figurée par un groupe unique, se développe en quatre épisodes : on voit successivement l'assemblée des lévites qui s'unissent à l'invocation du diacre1 ; puis le diacre montre de la main le cierge; plus loin, debout sur l'ambon, il lient le cierge, qu'au prêtre allume (Pl. AI, 1); enfin le diacre, tenant le rouleau de la main gauche, bénit le cierge avec la droite. La Terre n'est plus, comme sur le rouleau de Bari, une princesse couronnée de feuillages, mais une femme demi-nue, dont un lion et un bœuf sucent les mamelles. Sa tète est entourée d'une sorte de nimbe, dont les rayons sont des ilambeaux allumés; elle lève ses deux bras, dont l'un tient une corne d'abondance. Au-dessus de la Terre le Christ apparaît dans une auréole circulaire et fait reculer l'Obscurité (Caligoi, représentée par un enfant nu, la tète appuyée sur la main, dans une

I. On lii au-dessous du groupe : Hoc parcum mmius dignanter susripe, snncle Petue ApoatûK, quod dévote tibi con- \ilidit\ Jehannes presbyter alyue semper ptciMus luis eonfdenhat. Gandin cm sawetii ilti ut concédât [habere?]. Amen. Dm grattas. Plus bas encore cl sur un autre morceau .le parchemin (écriture ronde et large 'le Vlirultcl) : Nec non et famula tua ubhntmn nustra Ma cm,, ratons congng&im* (ici l'écriture ancienne a élé grattée el on a écrit sur le grattage, en lombarde menue du xu- au xnr sièc le : beatissimi Pétri apostoli sibi cnmmism ne) temporum vile quitte concessa, gaudiis faciaspcrfvui scmpilcmU. Qui tins, Hc. Il esi poj^ble que le rouleau, écrit pour le monastère de Saint-Pierre, comme le prouve l'image du saint aux pieds duquel s'incline le donateur, ail passé dans quelque autre monastère, pour revenir ensuite à son lieu d'origine.

ï. El principihus Pàndplrb et Landoll'o. Famuli lui GofTridl eomestaJbuli consulumque nostrorum et totius mililie beneventane. »

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