‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 16 sur 433 · Mazzocciii, Dissertatio deCath. ccc. ncap., p · texte numérisé non relu

Mazzocciii, Dissertatio deCath. ccc. ncap., p

3. li. C.u'asso, Pianta di Napoli ne! XI secolu [Arch. stor. per le prov. 7iap., XVII, p. 456 et note). Cf. la carte donnée à la fin du volume (F. c).

4. « Nam etintrorsum [Xeapolis] binas pnesulum gestat sedes ad instar duorum testainenlorum. » Mon. Gcrm. Hist. (Script, ver. long, et UaU)t p. 440. \Yailz, dans son annotation, se réfère à l'opinion erronée de Mazzocchi, d'après laquelle le compilateur aurait fait allusion aux clergés latin et grec, qui existèrent côte ;'i côte dans la ville de Naples, au temps du Duché.

ii. Les colonnes antiques employées dans la cathédrale de San-Gennaro sont de dimensions différentes ; on a invariablement, pour figurer la haute colonnetLe goLhique, superposé une des colonnes longues à une des colonnes courles. Il est très probable que les premières de ces culonnes provenaient de la nef de la Stephania, et les secondes, des portiques qui formaient les quatre faces de ['atrium.

6. Dans la nef de gauche de Santa Restituta s'ouvre une chapelle, au fond de laquelle est une petite abside décorée d'une mosaïque qui représente la Vierge et l'Enfant, entre saint Janvier et sainte ltestitula. Une inscription métrique, qui se lit au-dessous de la mosaïque, fait connaître que celle-ci a été exécutée dans les premières années du xivc siècle ; mais la plupart des anciens historiens napolitains ont cru lire, dans un des hexamètres latins, que la mosaïque angevine avait pris la place d'une mosaïque constantinienne, dont elle était la copie. En réalité, comme M. Miïnlz l'a justement remarqué (Ilevue arch., 188li, 1, p. 20), l'inscription prouve simplement que V église de Sanla Restituta, où un mosaïste fut appelé à travailler, au temps de Robert d'Anjou, par le clergé de la nouvelle cathédrale, passait alors pour avoir été fondée par sainte Hélène : de la Vierge en mosaïque qui aurait été, d'après les légendes napolitaines, la plus ancienne image de la Mère de Dieu, et qui est encore vénérée sous le titre de Santa Maria de! l'vincipio, il n'est aucunement question. Le point obscur n'est plus l'existence de la mosaïque, mais celle de l'abside même qu'elle décore, et dont l'axe est perpendiculaire à celui do la nef de Santa Itestiluta. Nous avons ainsi un véritable chaos d'églises dont deux au moins n'ont pu coexister sans emmêler leurs colonnes. Ajoutons que ['orientation même de ces églises est faite pour déconcerter : l'abside de Santa Maria del Principio est à l'ouest; celle de Sanla Restituta, au nord; celle de la Stefan ia

étrangement restaurée, fait place à la somptueuse chapelle du Trésor. Mais elle n'a gardé de sa structure primitive que des colonnes et des chapiteaux corinthiens, dont aucun, sans doute, n'a été taillé expressément pour l'édifice constantinien. Tout, dans la construction actuelle, est antérieur ou postérieur au ive siècle : plusieurs chapiteaux ont des feuilles d'acanthe épineuse qui trahissent l'outil d'un sculpteur byzantin, et les arcs en tiers-point, bandés d'un tailloir à l'autre, ont sans doute été reconstruits au temps de Charles d'Anjou.

Il n'y a donc plus, dans l'Italie méridionale, aucun monument contemporain de Constantin. Pour trouver des descriptions détaillées et des fragments authentiques, il faut avancer d'un demi-siècle. A Naples, nous rencontrons alors les basiliques élevées par l'évêque Sévère, et, à Nola, les constructions fameuses entreprises par saint Paulin.

La ville où l'empereur Auguste était venu mourir avait retrouvé, sous l'Empire, la prospérité qu'elle avait connue avant le passage des bandes de Spartacus. Placée au centre d'un territoire aussi richement cultivé que celui de Capoue, Nola fut, clans les premiers siècles de l'ère chrétienne, une ville commerçante, qui exportait ses blés et ses vins par le petit port de Pompéi ; elle fut aussi, comme les villes du golfe, un lieu de villégiature; enfin, à partir du m" siècle, elle servit plusieurs fois de résidence aux correcteurs et aux consulaires de Campanie'. Des monuments imposants rappelèrent, jusqu'au xvie siècle, la splendeur de la ville romaine, auprès de la nécropole, où l'on trouva, au xvm% une extraordinaire abondance de vases helléniques. Aujourd'hui la ville, vingt fois ravagée par les tremblements de terre et les incendies, a achevé d'utiliser en constructions publiques et privées les dernières pierres de ses ruines historiques. Mais, à un demi-mille de Nola, les souvenirs des premiers temps chrétiens revivent dans un amas informe de masures délabrées.

C'est le village de Cimitile, le Cœmeterium du moyen âge, dont le nom est encore celui d'un cimetière de saints qui, après la fin des persécutions, fut entouré d'une grande vénération. On avait déposé là, près de ceux qui avaient souffert pour la foi, le corps de Félix, un prêtre syrien, qui mourut en odeur de sainteté, peu d'années après que la paix eut été donnée à l'Église. Son tombeau fut fécond en miracles, dont la renommée remplit l'Italie méridionale et se répandit jusqu'en Afrique 2. Aussi devint-il, au bout de quelques années, un lieu de pèlerinage où les dévots affluaient de toutes parts, le 14 janvier, jour anniversaire de la naissance du saint. Comme la ville de Nola ne pouvait

était a l'est. Qu'était cette chapelle de la Vierge, que la tradition napolitaine donne, sans hésiter, pour l'oratoire bâti par saint Asprenus, l'évêque que saint Pierre en personne aurait choisi pour gouverner la ville, où lui-même avait apporté l'Evangile? Il y a là une série de problèmes qui, sans doute, ne seront jamais éclaircis.

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