‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 165 sur 433 · Léon d'Osîie, Mione, col. 731 et 733. tw™s» A · texte numérisé non relu

Léon d'Osîie, Mione, col. 731 et 733. tw™s» A

o Svlu.ro I pl XI. Le texte contient une description pleine d'erreurs bizarres (I, p. 60). Au-dessus de 1 entrée du - > • l FLE E SABBAQTH ATlOXAI

sanctuaire, sur l'arcade CB, ou lil la singulière inscription suivante : MESS,AS PAST0H AD0X0I

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LA PEINTURE Ml) RALE

aucune tradition iconographique. Deux disques peints sur la voûte accompagnent le médaillon central; ces deux disques sont soutenus, eux aussi, par des anges plus petits que ceux qui soutiennent l'image de la Vierge. Dans l'un des disques (R) est un agneau nimbé, qui rappelle l'une des images communes aux rouleaux d'Exulté! de Bénévent et de Sàlerne. Dans l'autre (S), la lune et le soleil sont figurés par deux cercles ; à côté du soleil, le peintre a écrit à rebours le nom du dieu (XCUJO'IA) '• Deux séries de scènes, racontent des légendes inconnues : un homme agenouillé, la tète surmontée d'une tiare, reçoit un pain des mains d'un ange; un autre ange descend sur une foule assemblée devant une église (CC) ; à côté d'une autre apparition d'ange (G), sont représentés un baptême par immersion et un repas (EF). Des hommes et des femmes, exactement vêtus comme les habitants de la Terre de Saint-Benoît dessinés sur le fragment d'Fxultet du Monl-Cassin [Icon. corrvp., 8 G), sont occupés à la construction d'une église, ou présentent des offrandes à un saint, devant lequel est agenouillé un prêtre, à la chape semée d'oiseaux, qui tient dans ses mains le modèle de l'ancienne église des Fratte, avec son narthex à trois arcades. La liberté du mouvement et du trait, dans ces compositions improvisées par le peintre, rappellent les meilleures miniatures dessinées à la plume par les artistes du Mont-Cassin.

Des peintures bénédictines de la lin du xi" siècle se trouvent encore dans une église abandonnée, à deux milles de Garinola, sur la route qui mène à Sessa. Il y avait là une ancienne mamio de la via Appia, qui conservait au moyen âge le nom de Forum Claudii: un évèque y fut établi. En 1094, Bernard, chapelain de Jordan, prince de Capoue, qui avait été élevé au siège de Forum Claudii, transféra sa résidence dans la ville voisine de Garinola, où lui-même bâtit une église épiscopale. La cathédrale, abandonnée dès la hn du xie siècle, n'a

pas même retenu autour d'elle les masures qui restent groupées auprès de l'ancienne cathédrale de Calvi, Il faut marcher quelques minutes au milieu des cultures, pour gagner le monument isolé, en partant d'un village qui garde encore, avec le nom savant de Foro Claudio, le nom populaire d'Episcopw, « la Cathédrale ».

L'église, une petite basilique pareille à Sant'Angelo in Formis (moins le narthex), a conservé la décoration de son abside centrale et de l'absidiole de gauche '. La fresque de L'absidiole, très ruinée, représente une Vierge assise et tenant l'Enfant, qui porte à la main

FlG. 103. — L'iN ARCHANGE.

Fresque dans la crypte d'ausonia.

1. Sue les pilastres en X et en M, sont représentés deux saints : l'un imberbe, l'autre barbu ; en .1 et en H, deux évèques: l'un est imberbe, l'autre, qui semble avoir été ajouté après coup à la série des peintures et dont le buste est à plus grande échelle que les figurines de la crypte, porte la mitre triangulaire du xme siècle,

'2. Salazaro, qui a déorit le premier cette décoration, l'attribue sans preuves au temps de l'évèque Jean, qui assista à la consécration de la grande basilique du Monl-Cassin, en 1071 (1, p. 60).

un volumen. Le type très fin et le nez allongé rappellent d'une manière frappante la fresque qui décore l'une des absides latérales de Sant'Angelo. La fresque de l'abside a conservé la fraîcheur de son coloris vif el heurte. Une décoration aussi importante fut certainement entreprise avant que l'église eût cessé d'être une cathédrale, c'est-à-dire avant l'année 1095. L'inscription, dont on peut lire encore une partie dans l'abside, est écrite en grandes onciales carrées, de couleur blanche, identiques aux caractères peints sous les fresques de Sant'Angelo in Formis: le donateur, nommé Pierre, auquel l'un des vers fail allusion, est un inconnu '.

La composition est divisée en deux zones : dans la conque de l'abside, la Vierge vêtue en impératrice, est assise, tenant l'Enfant sur ses genoux, entre deux anges, en costume impérial, debout et inclinés; dans la zone inférieure, un archange, costumé comme les deux archanges qui escortent la Vierge, est debout, le globe et le sceptre aux mains, au

milieu des douze Apôtres (Pl. XIII) -.

Dans l'abside de Foro Claudio, comme dans celle de Sant'Angelo. le pinceau a imité, non pas le modelé de la miniature, mais les découpures hardies de la mosaïque. Les silhouettes se détachent nettement sur le fond bleu ; dans la draperie, les plis sont comme tailladés par l'opposition tranchante du ton local très intense et des lumières enlevées en blanc pur. Les joyaux qui couvrent le costume de la Vierge et des Anges et les reliures des livres que tiennent les Apôtres sont piqués de mille points clairs qui, très rapprochés les uns des autres, dessinent sur le fond sombre comme une dentelle brillante. Bien que, du haut en bas de la composition, le coloris soit presque uniforme, il est aisé de distinguer dans les deux zones deux mains différentes. Les visages de la Vierge et des deux anges inclinés on! la dureté métallique des ligures représentées dans l'abside de Sant'Angelo; les traits sont arrêtés par des contours cuivrés, les plis du cou et les taches des joues marqués en rouge brun. Dans l'assemblée des Apôtres, les visages sont indiqués par une teinte claire el plate; les traits sont lins et doux; les taches des joues ont presque disparu; les tuniques tombent le long des jambes en plis droits, sans plus coller aux membres.

La composition qui décore l'abside de l'ancienne cathédrale de Foro Claudio a été répétée aux extrémités opposées de l'Italie par des mosaïstes élevés à l'école byzantine :

- Un PnÊTRB OFFRANT LEfiUSIS DES A UN SAINT (CRYPTE D'AuSONIA).

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