M. .C. .LXX .XI
DNV. PETRV . SEÏXVNO.
PREPOXITVS.
Fig. 109. — Scènes de l'évangile. Fresques de 1181 dans labside de l'église santa maria di ronzano (abrdzzes
Le cycle des peintures de Ronzano, qui toutes sont de la même main, l'orme un ensemble de haute importance. Daté avec précision, il oiïre un caractère inattendu et frappant. Ces peintures, quels que soient les sujets représentés, sont aussi éloignées que possible de l'iconographie byzantine1.
Dans la scène du Mariage de la Vierge, ce n'est pas une colombe qui s'est posée sur le bâton tenu par saint Joseph, comme dans les pointures grecques : c'est une fleur qui en a jailli'2. Dans la scène de la Présentation, le vieillard Siméon n'est plus drapé à l'antique :
1. Seuls les trois patriarches qui reçoivent les Ames pourraient passer pour une réminiscence d'un Jugement dernier byzantin. Mais ces trois vieillards ont reçu droit de cité dans l'art occidental qui s'est le plus complètement affranchi de toute tradition orientale. Les patriarches qui figurent à Ronzano ont leur place marquée dans la plupart des Jugements derniers qui ont été sculptés au no1 siècle sur les portails des cathédrales françaises.