‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 19 sur 433 · De Rossr, Boll. d'arch. crist,, 1867, p. 62 et suiv · texte numérisé non relu

De Rossr, Boll. d'arch. crist,, 1867, p. 62 et suiv

8. Cf. Chevalier, le Tombeau de saint Martin de Tours, Tours, 1880; Quicherat, Mélanges d'archéologie et d'hist., Il, Arclt. du moyen âge, 1886, p. 48-49. pl. III; R. de I.astk.vrie, la Basilique de Saint-Martin de Tours, Paris, 1892.

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africaines 1 el dans îles édifices orientaux, comme ceux qu'on voit, au ve siècle frgurés en mosaïque sur la coupole de l'église Saint-Georges de Thessalonique2.

On ne trouve plus dans le hameau de Cimitile aucune trace de la grande basilique fondée par Paulin ', de ses oratoires et de son abside à jour. Sur l'emplacement de la cité sainte, on voit une énorme église neuve, une aire couverte d'herbe, une chapelle de l'époque angevine (la basilica di San Giovanni), avec des fresques giottesques, et les toits gris de deux

pauvres constructions à demi enterrées. Pour pénétrer dans l'un ou l'autre des deux édifices, que le temps et l'accumulation des débris ont transformés en cryptes, on descend des degrés qui atteignent le sol ancien à près de 3 mètres an-dessous du pavement de l'église neuve. L'une des cons-

tructions anciennes, ou l'on entre par un petit porche du

vnis siècle, est appelée la basilica dei Sanii Martiri-' : c'est une suite de trois chambres rectangulaires \ en partie revêtues de fresques du xiii" siècle. La construction voisine porte encore le nom de basilique de Saint-Félix. Elle forme aujourd'hui un inextricable chaos de murs branlants, où est entassé un véritable ossuaire de vieilles sculptures en morceaux. Au milieu môme de l'informe église, autour de l'autel érigé sur un pavement composé d'épitaphes du v* et du vr siècle, sont rangées les colonnes d'une sorte de portique rectangulaire, épaulé par des murs d'appui de date récente. Sous ce portique, à gauche de l'autel, sont placés les tombeaux des deux saints, qui avaient reçu au baptême les noms des saints patrons de Nola : saint Paulin le Jeune, mort en 142, et saint Félix le Jeune, mort en 484. Derrière l'autel, un sarcophage anonyme en briques est porte sur deux colonnes de marbre noir. Les colonnes du portique sonl île marbres différents", et, sur les fûts, un chapiteau ionique a été mêlé à une série de chapiteaux corinthiens. Des archivoltes, qui reposent

FlG. 2. — Plan d'un atrium élevé

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