‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 198 sur 433 · Scnucz, I, p. S2; Atlas, pl. VII · texte numérisé non relu

Scnucz, I, p. S2; Atlas, pl. VII

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riecbapiieaHX disparates, dont la plupart ne sont pas antérieurs au jcut' siècle*. Un exemple pMé du même plan est donné par la petite église de Santa Maria di Comte, qui - .iiv. prés d'une ferme isolée à quinze kilomètres de Lecce, et qui a conservé parfaitement, sous le crépi, son architecture du xir ou du xm* siècle, avec une partie de sa décoration peinte.

Dans la Terre de Bari, les basiliques sans tribunes sonl rares et de dimensions médiocres. ATrani, la petite église d'Ognissanti qui, d'après une tradition, aurait appartenu à l'Ordre Teutonique, a conservé les colonnes antiques de sa nef, surmontées de chapiteaux disparates, dont plusieurs semblent provenir d'édifices byzantins. Les trois portails sont précédés d'un portique voûté d'arêtes, sur trois travées de profondeur (Pl. XVII '. Les trois

absides de la petite église, dont le groupe se reflète dans l'eau calme du port, sonl i

réduction fort exacte du chevet de la cathédrale de Tram.

L'église de San Gregorio, à Bari, plus peliteque l'église d'Ognissanti et plus archaïque», s'élève à quelques mètres du campanile septentrional de la façade de Saint- .Nicolas. La minuscule église, conservée à miracle jusque dans le détail de ses fenêtres, fermées par un remplage de marbre ajouré, reproduit dans sa net étroite la net du monument voisin, avec le pilier rectangulaire intercalé entre deux couples de colonnes antiques. L'église San Marco, postérieure d'un siècle au moins à celle de San Gregorio, a le même plan. A Train, le type des deux petites églises de Bari est reproduit dans l'église de San Giacomo, dont la façade noircie est comme hérissée de monstres en haut-relief.

Ces édifices, dont la petitesse ne manque point de grâce, oui peu d'originalité : ils sont de simples miniatures des cathédrales à l'ombre desquelles ils se sont élevés. La hardiesse et l'esprit d'initiative des architectes de la Terre de Bari se sont donné carrière dans la construction de hautes basiliques à tribunes et dans la création d'un système d'églises à coupoles.

Les villes prospères de la côte apulienne voulurent, pour la plupart, posséder une église imitée du colossal édifice que 1' « Université » de Bari avait élevé sur la crypte où reposaient les reliques de saint Nicolas. C'esl ainsi que des monuments, très différents des basiliques romaines par l'élévation, dressèrest, les uns après les autres, le long de la Terre de Bari, leurs hautes silhouettes d'églises .. romanes ». Les architectes locaux

1. Sciiclz, I, p. 260: plan, fig. IN. La vaste crypte qui s'étend sous le sanctuaire est sans Joule imitée des cryptes ménagées sous les grandes églises de la Terre de Bari. Celte crypte a été bâtie avec des colonnes et des chapiteaux des époques les plus diverses, depuis le vr> .jusqu'au sir siècle (v. plus haut, p. 7l>, fig. 14). l.e croquis publié par ScnuLZ (I, p. Sf.8. /i;/. :;îj donne l'idée la plus fausse des proportions de la crypte d'Olrante; le dessinateur a presque doublé la hauteur des colonnes.

2. Sein i./, I, p. 127-130 ; Allas, pl. XXVI, iv" 2 et 3. Cf. A. Prologo, Rasscgna pugRese, XI, 1894.

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