‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 202 sur 433 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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autour des églises. A l'une des entrées latérales de Saint-Nicolas de Bari, le sarcophage du seigneur Chiurielia, grand chancelier de Charles 1" d'Anjou, est resté à sa place, adossé au contrefort1.

Vers le commencement du xiv8 siècle les familles patriciennes voulurent avoir dans les cathédrales d'Apulie leur chapelle funéraire distincte et fermée. Pour satisfaire ce désir, elles firent murer d'une paroi mince l'espace compris entre les contreforts et éventrer, en même temps, les murs latéraux du vaisseau. Ainsi se trouva établie, à

Fie. 157. — Façade kéridionale i>e saint-nicolas de bari.

côté des nefs latérales, une double file de chapelles, séparées les unes des autres par l'épaisseur des contreforts successifs, et dont chacune, désignée à l'extérieur de l'édifice par quelque écusson aux armes d'une famille française ou italienne, contenait les tombeaux de cette famille, désormais admis à l'intérieur de l'église. Cette innovation, dont les architectes des cathédrales françaises avaient donné l'exemple dans la seconde moitié du xm° siècle et qui devait être imitée dans toute l'Europe occidentale, fut particulièrement funeste à la physionomie des églises d'Apulie. Sur les façades latérales de la cathédrale de Bari et de l'église Saint-Nicolas (fig. 157), la solennelle cadence des hautes arcades, dont les piliers, frappés obliquement par le soleil, se détachaient sur de larges ombres, se trouva remplacée par la monotonie d'une paroi presque nue'-.

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