‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 203 sur 433 · ScnuLz, I, p, 50, n · texte numérisé non relu

ScnuLz, I, p, 50, n

2. Ces chapelles latérales des basiliques de Bari ont été considérées bien à tort comme l'un des traits primitifs et essentiels de l'architecture apulienne (Deiiio et Bezold, Die KirchL Baukunsi des Abendlandes, I, p. 236).

Après les transformations fâcheuses que le xiv8 siècle imposa aux monuments apuliens du xn% les grandes basiliques de la Terre de Bari eurent à souffrir des tremblements de terre; mais surtout elles payèrent, tôt ou tard, l'audace de leurs propres constructeurs.

Le bon marché de la pierre et la facilité du travail avaient entraîné les architectes apuliens de l'époque normande et leurs imitateurs à élever les murs des églises bien au-delà de la hauteur compatible avec leur épaisseur. Dès le xn" siècle, il avait fallu trouver un moyen d'étayerpar le dehors les murs latéraux, en élevant parallèlement à ces murs les énormes arcades qui devinrent l'un des motifs caractéristiques de l'architecture locale. Plus tard il devient nécessaire d'étayer l'édifice par le dedans, en élevant, comme on fit au xve siècle à Saint-Nicolas, de nouvelles arcades en travers de la nef. Enfin, pour parer au danger qui menaçait les murs des nefs ou des absides, trop allégés par les vides des larges baies du triforium ou des fenêtres multiples, on a pris le parti, depuis le siècle dernier, de boucher presque toutes les ouvertures laissées dans la construction ancienne des cathédrales de Trani et do Bari. C'est ainsi que la plupart de ces églises orgueilleuses n'offrent plus aux regards que de hantes murailles rapiécées et aveuglées.

Fig. 158. — Griffon encastre1 dans la paroi méridionale de la cathédrale de bari (transept).

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