Scuulz, il, p. 104, lig
latine gravée le long du moulant1 : le sacrifice d'Abraham, le patriarche agenouillé devant les trois anges qui lui apparaissent comme une figure du mystère de la Trinité-, et Samson combattant le lion (fig. 205). Malgré la diversité des sujets et de la disposition, il est manifeste que les deux montants sont l'œuvre de la même main : le Samson, par exemple, est assis sur le lion exactement comme le personnage qui lui fait pendant de l'autre côté de la porte; il est vêtu de même d'une tunique talaire étroitement collée au corps. Les deux reliefs mil été sculptés l'un el l'autre pour se faire pendant; dès l'origine, l'artisan qui a travaillé au montant de gauche avail donné ;'i ses personnages l'attitude invraisemblable qu'ils ont par rapport au spectateur. Celte anomalie s'expliquera si l'on songe aux groupes qui se poursuivent sur les archivoltes des portails d'Alife et de Calvi. Le sculpteur de San Marcello a disposé ses personnages sur une ligne droite, comme il les aurait disposés sur un quart de cercle : il a décoré un montant de porte avec des habitudes de sculpteur d'archivoltes. Sur l'autre montant, les personnages s'entassent en groupes confus; à côté i.lu Samson. un homme nu à mi-corps et un cavalier, l'un cl l'autre étrangers aux scènes bibliques, sont venus remplir un vide, comme les tètes humaines qui. sur le portail de Calvi, apparaissent entre deux monstres. Un entrelacs barbare est gravé sur l'autel du sacrifice d'Abraham. A l'exception d'un détail oriental, comme les ornements guillochés sur la croupe des lions,
Portail de san harcello siaggiore,