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CHAPITRE VII

LES PAVEMENTS HISTORIÉS DU XIIe SIÈCLE EN CALABRE ET EN APULIE

Les pavements .les églises d'Apulie. lisse rattachent! la décoration de deux églises basiliennes de Calabre.

[, — Pavements de Sant'Adriano et de l'église du Patir : monstres orientaux. — Origines de ce décor : les grandes mosaïques des palais et des églises de Constantinople, connues par les textes; le pavement de Saint-Marc de Venise. — Parement du chœur de Saint-Nicolas de Hari. — Grande mosaïque de l'église de Tremiti.

11. — Pavement de la cathédrale d'Otrante (vers 1165). Monstres orientaux; ligures humaines; la Cenèse et le Jugement dernier. Le Zodiaque et les Mois. Les Chansons do geste : Alexandre et Arthur. La mosaïque d'Otrante et les mosaïques de l'Italie du Nord, éléments orientaux et septentrionaux. — Mosaïques perdues de Tarente et de Lecce; fragments conservés à Trani. — Ancien pavement de la cathédrale de Hrindisi (1178) : la Bible et la Chanson de Roland. — Comment la légende française, populaire dans l'Italie du Nord, a-t-elle été connue en Pouille.

Quelques églises de la Terre de Bari et de la Terre d'Otrante ont reçu un décor polychrome en mosaïque. Il ne s'agit point de mosaïques d'émail, comme celles qui tapissaient tout l'intérieur des églises grecques et les absides de quelques églises campaniennes, décorées par les Grecs de l'abbé Desiderius et par leurs élèves. Dans les grandes basiliques de Pouille, les baies des tribunes ne. laissaient point aux tableaux de mosaïque la place de se ranger le long des nefs; dans la conque des absides, aucun cube d'émail n'a reparu sous les stucs baroques. Les mosaïques n'eurent place, en Apulie. que sur les pavements. Aucune de celles dont les traces ont été retrouvées ne reproduit ces combinaisons géométriques de menus fragments de marbre, assemblés dans des cercles et des rectangles, dont les artisans du Mont-Cassin transmirent la pratique aux marbriers romains. Les pavements apuliens sont décorés de végétaux stylisés et de figures animées. Les plus anciens d'entre eux se rattachent, non point aux ouvrages de l'école bénédictine, mais à des pavements dont les restes se sont conservés en Calabre, dans deux églises basiliennes.

Le pavement de l'église do Sant'Adriano, près de San Demetrio Corona, était composé de losanges de marbre oriental, inscrits dans des carrés de marbre blanc., et dont la série était interrompue de loin en loin par des rectangles ou des disques de marbre '. Dans chacune de

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