Mahtuscelli, Monogra/ia di Muro Lucano; Naples,l
5. Celte église a été découverte par F. Lenormant (A tracer» l'Apulie el la Lucanie, I, p. 316). L'église de la Trinité, que le savant voyageur a également signalée à Potenza, ne conserve pas de restes antérieurs au xiv siècle. Voir un croquis de la façade de San Michèle dans la brochure : I Monumenti mediec. délie regione del Vulture, p. xxiv, lig. 46.
FlG. 231.
Portail nu xne siècij (basilicate).
i pèlerinages et vers lequel les
LE COMTÉ DE MOLÏSB ET LA BAStLICATE 519 Maria «li Perno. élevée au sommet d'une colline couverte de châtaigniers et de chênes, à peu près à égale distance de Potenza et de Molli. L'église de Perno avait eu. dit-on. pour fondateur saint Guillaume de Verceil, qui avait établi, sur une montagne voisine d'Avellino, le monastère fameux de Montevergine. L'oratoire perdu au milieu des forêts de la Basilicâte relevaitdu monastère du Goleto, dans lequel saint Guillaume était mort en 1142. Sur l'emplacement de la primitive église de Perno s'éleva, dans les dernières années, le h minalion normande, l'édifice qui esl encore aujourd'hui le but de loin) paysans de la Basilicâte et de la Pouille montent, au mois de mai, par les Iratturi qui conduisent les troupeaux transhumants aux pâturages de montagne1. Une longue inscription, gravée sur le porlail de l'édifice, donne avec le plus grand détail les dates et les noms. Le travail a été commencé en 1189 et achevé, en 1197, alors que .Mère Agnès était abbesse du monastère du Goleto. Deux prieurs, attachés sans doute à ce monastère, s'occupèrent successivement de la construction. Un seigneur normand, Gilbert de BalvànO, en fit les frais. Sarlo de Muro a été maître de L'oeuvre, avec son frère Ruggiero; il a eu pour collaborateurs d'autres maîtres venus de la ville de Muro2.
L'architecture de l'église est simple : à chacun des piliers carrés qui séparent les trois nefs est adossée une demi-colonne qui n'a aucune fonction active dans la construction. Au-dessus de ces
colonnes sont encastrées, dans le mur de la nef, des consoles ornées de figuri
TAIL ni" XIIe SUSC
(basilicâte
es
qui
ittérature populaire ns et des émitjranls, Santa Maria cli Pei
iont il a été le sujet, on peut voir mon article 10 octobre 1897, p. 843-841 et 849) et le petit o, Trani. 1899.
ASSO .MII.I.ESIMU CEXTESIMO OCTUAGESIMO XOXO N'OSTItE SALUTIS CELESTIS
Maoistp.ii SarOLLS ET ROOBMOS fiiater BJOS ET Al. ni MACISTIIUIU'U
MtilAXE CIVITATIS FBCBBBNl Hoc OPGS.
i. Sur le pèlerinage de Perno et sur la curieuse de la Revue des Deux Mondes (Sur les chemins des pèle livre savant et charmant de M. le député G. Fortu.xat
î. Sur l'architrave du porlail :
f HaxC GlLLBBBRTUS lu Balbaxo DBblCATBDEH l.X QUA ALTA1I POSU1T DIVENA POTBHTIA SEDE.U. Fkcit et a Dowho eeiuiet céleste talextcu Hic (?) OKAXS ANIMAS POTBR1T SALVARB PARESTCR
Sur l'arcbivolte :
AO.XES AHBATISSA SIMCL QDA PRESIDE FACTA EST Sl.'MAT PAO MSR1T18 PRBHIA DIGIIA SCIS.
CeXTCM MILLE DECE.M IfOTIBS SBPTBXQDB FEHUNTUR
A.xxr ex ijuo Deis est tehpore pactes romo. Sur le tympan (suite du vers précédent):
... Set ariii.xc ores iste non BOIT.
Conférât étriqué reona bopreha Dels.
Quor schiptura lec.it Maoistbb Sarolcs ec.it.
,nr \i° C ' "fo n t i; xi to Vjt«-* T & ""î & abré™tio"S mulU»les "l «"guides, ont été fort exactement publiées
pai m. ii. I-ortl-nato [Arch. stor. per le prov. napol., XVI, 1891, p. 601-604).
NûSCITE l'IIF.i:l..UI QL*OD PïtlOB HOC i AlteeiIUS (?) CEI'I
il Ql'IQUI SPBCTATI8
ir Bartiiolombds
supportaienl sans cloute des ares doubleaux. Ces doubleaux ont disparu; les voûtes en berceau qui couvrent les trois nets sont modernes1. L'église avait un narthex voûté d'arêtes, don! une partie s'est conservée, à demi engagée dans une maisonnette moderne.
La partie la plus curieuse de l'édilice est le portail; deux archivoltes superposées, l'architrave et une partie du tympan sont couverts par les caractères serrés de l'inscription où Sarlo s'est nommé avec ses collaborateurs. Une moulure en biseau, qui fait tout le tour de l'encadrement de la porte, est ornée de motifs en relief : des folioles retournées, des monstres rampants et des tètes humaines alternent avec des demi-boules analogues à celles qui décorent la vieille porte de palais conservée à Melfi. Dans le tympan, une croix d'un léger relief esl cantonnée de deux méandres dessinés sur le marbre par des incrustations de lave, et qui reproduisent un motif commun dans les pavements byzantins qu'ont imités les marbriers romains. Sarlo de Muro, de môme que Noslo, l'architecte du campanile de Melfi, a tiré parti des matériaux ignés fournis par le mont Vulture.
Fie;. 233.
Portail ru: i.a catii k.ihi.u.k danglc
N BAS1LICATG (XIII" SikGLE).
n ANGLONA
Dix ans après avoir achevé l'église de Perno, maître Sarlo bâtit, près de Melfi, le campanile de la cathédrale de Uapolla : deux reliefs sont encastrés au premier étage de la tour massive et carrée (fig. 22!) et 2.30). Sur l'un d'eux, qui représente Adam et Ève mangeant le fruit défendu à côté de l'arbre du Paradis terrestre, Sarlo a gravé la date do l'ouvrage, 1209. Sur l'autre, qui représente Y Annonciation, il a inscrit le nom de Riccardo, évêque de Rapolla, qui lit les frais de la construction, et il a signé son nom, en ajou-
1 . La transept et le chevet ont été reconstruits de nos jours. Voir le plan de l'édifice dans la brochure : l Monument» mcdicmli délia regione del Vulture, p. xjx,où sont réunies diverses vues de l'église de Perno.
2. Celte porte a été reproduite pour la première fois par M. B. Croce, d'après un dessin de G. Petolini {Napolinob™, II, 1893, p. 184, flg. 42).