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2. Voir les photographies reproduites par Bi.vdi [Album, pl. 200) et par E. Steinsiann, qui a rapproché du vieil iconos-

LA SCULPTURE DANS LES ABRUZZES ô55

d'hui dans une nef latérale {fiff. 251 1. Ce morceau, qui s'élevait au-dessus de la « poutre de gloire », est orné d'arcatures et de Qeurons de style byzantin. Aux angles s'élèvent deux édicules qui abritent deux figurines de chérubins ; il est probable qu'un couronnement semi-circulaire surmontait cet échafaudage de bois sculpté tfig. 252). Sur la haute architrave une série de bustes informes se détachent en lias-relief; des arcatures et des médaillons circulaires servaient de cadre à des images peintes, qui n'onL laissé que des traces indistinctes.

Ces colonnettes, cette haute architrave, ces ébauches de bustes, ces images elîacées, ces ornements de style oriental, méandres, arcatures et fleurons, évoquent le souvenir de la poutre de bois peint et doré, toule chargée de luminaires et d'icones précieuses en peinture et en relief, que six colonnes d'argent soutenaient devant le sanctuaire de la grande basilique du Mont-Cassin. L'iconostase de la petite église bénédictine des Abruzzes est une imitation directe, et peut-être contemporaine, do l'iconostase exécuté par les orfèvres de Desiderius. Taillé dans une matière sans valeur par un artisan local, qui a sculpté aussi la transenna de pierre, avec son chaos de monstres barbares, ce portique de bois est l'humble image d'une merveille disparue.

Deux églises des Abruzzes possèdent encore des portes de bois, qui ne reproduisent plus, comme l'iconostase du Santa Maria in Valle Porclanela, des modèles donnés par les moines-artistes du Mont-Cassin. Ces portes sont ornées de reliefs. D'après la tradition locale, elles seraient l'une et l'autre en bois de cèdre; il semble bien qu'elles soient en simple chêne du pays.

L'une des portes en question était encore naguère à sa place primitive, non loin de Carsoli, dans le portail d'une petite église voisine du cimetière, Santa Maria in Celtis (fig. 253)'. Deux planches anciennes, de largeur inégale, ont été encadrées dans les battants refaits; chacune d'elles est ornée de quatre bas-reliefs, qui représentent des scènes de l'Évangile, réparties de la manière suivante :

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