‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 305 sur 433 · Sciiulz, Atlas, pl. I.VII, fii · texte numérisé non relu

Sciiulz, Atlas, pl. I.VII, fii

2. [De Stefaxi], Il flcy/io délie duc Sicitie descritto c lllmtrato, Naples, 1853; XVI, p. 139 ; — // Chronicon Casauriense, p. 100 [lettre de M. PicciriUi).

BlNDI, p. "70; — C. Pansa,

Ce nom bizarre d'Idolericus, qui a été lu plus ou moins exactement sur un fragment de pierre aujourd'hui perdu, était sans doute le nom de l'artiste qui avait travaillé pour l'évêque Oderisius.

L'ambon qui s'élève encore presque intact dans la nef de San Clémente a Casauria a de curieuses ressemblances de détail avec l'ambon de San Pellino. Les chapiteaux qui supportent ces deux ambons semblent avoir été sculptés par la même main. Mais il reste douteux que l'ambon de San Clémente soit l'ieuvre de maître « Idolericus ». Cet ambon, destiné à l'église d'un opulent monastère, est plus richement décoré que l'ambon commandé par l'évêque de Valva. Le sculpteur a disposé en manière de frise des rinceaux qui sortent de la gueule de deux guivres; il a donné aux rosaces une ampleur et un relief magnifiques; au-dessus de ces rosaces il a fait monter des arbustes, dont les branches entrelacées remplissent tout le champ; il a groupé devant le lutrin, dont il ne reste que des fragments, le lion couché et l'aigle, les griffes plantées sur le livre ouvert fuj. 858)'.

L'inscription qui entoure cet ambon ne contient pas de nom d'artiste: elle se compose d'une longue exhortation au prêtre qui doitpsalmodîer les paroles divines du haut de l'ambon. Ces vers léonins composés pour un ambon doivent être rapprochés des inscriptions qui s'adressent à l'archevêque, sur le trône de Canosa, et au célébrant, sur les degrés du chœur de Saint-Nicolas de Bari : ils sont aussi riches que les inscriptions apuliennes en allitérations et en jeux de mois compliqués.

Un distique gravé à part, sur la face du parapet qui regarde l'autel, nomme le donateur qui éfait un moine de l'abbaye, le frère Jacques2. Ce moine est un inconnu. Pourtant la date de l'ambon de San Clémente peut être indiquée, comme celle de l'ambon de San Pellino, à quelques années près. La main de l'artiste qui a sculpté l'ambon de l'église bénédictine se laisse reconnaître dans plusieurs reliefs du portail central et du porche, qui ont été commencés en J 176 et achevés en 1182. L'ambon doit être contemporain de l'abbé Léonas, qui a élevé le porche, ou de l'abbé Johel, qui a fait fondre la porte de bronze.

Un demi-siècle plus tard, la série des ambons en calcaire (in, dont le décor est composé essentiellement de motifs végétaux, se termine avec un ouv rage d'une richesse exubérante et bizarre, l'ambon de l'église de Prata Ansidonia. qui provient d'une église fort ancienne, élevée en l'honneur de saint Paul sur les ruines d'une petite ville romaine.

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