‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 343 sur 433 · Saiilo, Il Dltomo <li Trani, p. 20, n. 1 et 2, et p · texte numérisé non relu

Saiilo, Il Dltomo <li Trani, p. 20, n. 1 et 2, et p

3. Le campanile de Trani a été grossièrement élayé il y a quinze ans : il est question de le consolider par des procédés moins primitifs (Avena, Monitm. dcll'Italia merid., p. 130-140). Un campanile de même forme que celui de Trani, et qui paraît légèrement postérieur, a été élevé contre le liane septentrional de la cathédrale de Barlella,

L'ARCHITECTURE APULIENNE

La cathédrale de Matera, qui s'élève à quelques milles de la basilique palaline .I'Allamura, lui est postérieure de peu d'années. Elle l'ut achevée seulement après la mort de

Manfred et la victoire définitive de Charles 1" d'Anjou, en 12701; mais la construction de l'église avait dû être projetée peu de temps après que le pape Innocent III eut établi à Matera, en 1203, un siège archiépiscopal, don! le titulaire porta le double titre d'archevêque de

1. L'inscription qui donne coite date, et que Schulz dit avoir copiée sur la façade-, a «lé" transportée à l'intérieur Je I église, dans le chœur. Voici le texte de cette inscription :

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Matera et d'Acerenza1. La cathédrale nouvelle, comme la cathédrale d'Acerenza dont elle était l'égale, fut élevée sur le sommet d'une acropole naturelle. Au plus haut delà ville, qui est bâtie sur des escaliers de rocher, l'église, flanquée du campanile qui se dresse à son chevet, occupe une terrasse d'où la vue plonge dans un ravin abrupt. Le monument du xni" siècle est bien conservé. Par son plan et par sa décoration, il diffère des monuments apuliens. Seule peut-être la façade, avec sa grande rose flanquée d'un échafaudage bizarre de colon nettes, peut rappeler la cathédrale de Ritonto. Les trois nefs étaient autrefois couvertes en charpente; l'église n'a pas de tribunes, comme les cathédrales imitées de Saint-Nicolas de Bari. Avec son plan de basilique et son lanternon carré qui tient la place d'une coupole, la cathédrale de Matera se rattache aux édifices de la Terre d'Otrante et particulièrement à la cathédrale de Tarente. Quant à la décoration des portails et des fenêtres, sculptés dans une pierre aussi tendre que le calcaire de la Terre de Bari et moins friable que la pietra leccese, elle est directement imitée des portails de l'église SanNicolaet Cataldo de Lecce ou d'autres sculptures perdues du même atelier. 11 faut admettre que des ouvriers de la Terre d'Otrante sont venus travailler dans une ville de la Basilicate, voisine des Murgie apuliennes, en suivant les voies qu'avaient prises les moines basiliens qui creusèrent aux flancs du ravin de Matera leurs cellules et leurs oratoires. Ces ouvriers ont reproduit à Matera, sous le règne de Frédéric II ou de Manfred, le plan d'une basilique à coupole duxie ou du \n" siècle, et la décoration d'une église bâtie par le roi Tanerède; ainsi, dans la Terre de Bari, les architectes copiaient, au temps des Hohenstaufen, le type de basilique à tribune dont le modèle avait été donné par Saint-Nicolas de Bari, au temps de Bohémônd.

A l'extrémité orientale de la Terre d'Otrante une restauration récente a dégagé quelques travées d'une église à peu près contemporaine de la cathédrale de Matera. Cette église dépendait de l'importante abbaye bénédictine de Nardô, non loin de Gallipoli : ruinée en 1248 par un tremblement de terre, elle fut aussitôt rebâtie : sur l'une de ses parois on voyait autrefois une fresque de 12492. L'abbatiale de Nardô fut érigée en Cathédrale au commencement du xvr siècle; en 1725 l'église fut complètement recouverte de stuc. C'est seulement en 1892 que l'édifice ancien fut remis au jour, pour être aussitôt remis à neuf1. L'église qui apparut alors avait été déjà en partie reconstruite au xivc siècle, : toute la nef latérale du côté de l'Épitre a des colonnes plus courtes que celles de la nef parallèle, bâties en pierre plus dure et qui supportent des arcades en tiers-point. Le chœur est voûté d'ogives; le campanile, qui s'élève au sud du chevet, est tout entier une construction angevine. Plusieurs poutres du toit ont conservé des restes de peinture: l'une d'elles porte une inscription en partie rongée qui mentionne une restauration de l'édifice exécutée en 1353, au temps de l'abbé Azzolino di Nestore. Seules les cinq travées

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