Htjillahd-Bréholles, V, II, p
3. Plusieurs miniatures de ce manuscrit ont clé reproduites par d'AciMcouni' (Peinture, pl. LXXII) et par Ventum [Storia delV Arte Ual., II, p. 393 et 393). Sur le texte du traité, voir l'étude du baron J. Piciion [Bulletin du Bibliophile, XVI, 1864, p. 885 et suiv.).
FRÉDÉRIC II ET L'ARCHITECTURE APULIEN'XE 70I abondait dans les immenses forêts qui couvraient la Basilicate et qui s'étendaient jusqu'aux dernières ondulations des Murgic, dominant de leur sombre masse la bande étroite des cultures de blé, dans la Terre de liari. et les landes du Tavoliere, peuplées d'innombrables troupeaux. Un château impérial fut bâti au cœur delà région forestière, entre Melfi et Potenza, sur remplacement du camp que l'empereur Lothaire avait tenu en 1 137, accompagné du pape Innocent 11. Près de là élait un lac donnant, comme suspendu sur le haut plateau boisé, et qui donna au château son nom : Lacus pensitis, Lagopesole. Une autre résidence impé-
Fie. 339. — Vue du
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riale fuf établie non loin d'Andria, sur une colline d'où la vue domine toute la Terre de liari, et où s'élevait, au xn" siècle, le monastère de Santa Maria de! Monte. En Capitanate, un groupe de palais et de châteaux de chasse rappela le groupe que formaient en Sicile, dans la Conea d'Oro, les villas des rois normands. Entre le palais impérial de Foggia et le Gargano s'échelonnaient les châteaux de San Lorenzo, d'Orta et d'Apricena 'ou Precina'. L'étymologie de ce dernier nom, telle que la donne une inscription de l'année 1282, gravée sur l'informe clocher du village, montre que le lieu était désigné pour servir de rendez-vous de chasse : Apricena, c'est, en latin, le « repas du sanglier »-. Vers le nord,
1. Frédéric II loge à Apricena dès 1222. En 1230 il donne un privilège au bourg voisin du château IFiokïh el WinsEMiANx, Acta imp. ined., n" * 147H).