Huillard-Iïrk molles, Introduction, p. o4u; VII, p
2. Il ne reste aucun fait à relever au sujet des augustales et il reste peu Je remarques à formuler après l'article Je E. WiNKKLHANn, Vebcr die GotdprOgungen Kaiser Friedricl.s II fiir dos Kûni.jreich Sicilien und besonden die imnislal», [Mittheil. des Instituts fiir ût'stor. Geschkhtforschung, XV, 1894, p. 401-440). ' '
comme les statues et les bustes de Capoue sont imités de sculptures romaines de basse époque. Sur les augustales comme sur la porte triomphale, Frédéric II a fait placer son effigie. L'idée même était alors si nouvelle (pie plus d'un sujet du royaume ne reconnut pas le souverain sur les monnaies d'or : Le chroniqueur Riccardo de San Germano, en décrivant les augustales, ne voit sur la lace qui présentait l'effigie impériale qu'un visage inconnu, caput hominis. Cependant les graveurs des augustales et le sculpteur de la statue de Capoue ont cherché à rendre au moins sommairement la ressemblance du roi de Sicile : Frédéric II a le visage régulier et imberbe sur ses monnaies comme sur l'une des miniatures de son livre de fauconnerie, conservé à la bibliothèque du Vatican {Pat. (al. 1071 1'. La statue de Capoue était de même imberbe : on peut se faire une image sommaire de ses traits d'après une gravure dessinée de face, avant les mutilations, et publiée en 1820 par d'Agincourt2, ainsi que d'après an dessin de profil, que l'historien Danieli (if graver sur une pierre dure vers 17803.
Ce dernierprofil ne ressemble que d'assez loin à celuiqui se détache sur les augustales : la statue de Frédéric 11 portait une couronne, dont les fleurons avaient été cassés, et non point une couronne de laurier. Mais un exemplaire unique d'augustate, conservé dans la collection impériale de Vienne, montre une effigie couronnée d'une sorte de diadème à fleurons, sans bandelettes flottantes. La tète est beaucoup plus grande que sur les
augttstales communes; l'aigle, sur l'autre face, est tournée à droite, alors que sur les autres monnaies connues du même type, elle est tournée à gauche ; le modelé des pennes est gras et visiblement imité de l'antique (fig. 347). Le profil de Fig. 347. augustale de FRÉDÉRIC ii l'empereur, sur cet exemplaire, est plus énergiquement
(CAUI.NET DE VIENNE) . r il , *
accentué que sur les autres : il ressemble manifestement au profil gravé sur la gemme de Danieli et qui reproduit plus ou moins exactement la tête de la statue aujourd'hui décapitée (fig. 269) 4. Il est possible que le coin d'augustale dont, une seule épreuve s'est conservée jusqu'à nous ait été exécuté après les autres coins de la monnaie impériale, et qu'il soit contemporain du monument de Capoue.
Les graveurs des augustales sont inconnus, comme les sculpteurs de la statue de Frédéric 11 et des bustes de ses ministres. Pour réussir d'aussi étonnantes imitations de l'antique, il fallait sans doute qu'ils eussent hérité d'une tradition artistique déjà longue; cependant ni les ouvrages de bronze exécutés par un Barisanus de Trani, ni les chapiteaux ornés de figurines antiques qui avaient été sculptés à Monreale et à Salerne ne faisaient