‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 381 sur 433 · D'Agincoort, Planches; Sculpture, pl. XXVI, n · texte numérisé non relu

D'Agincoort, Planches; Sculpture, pl. XXVI, n

3. Cette pierre, qui vint entre les mains de Raumer, l'historien allemand des llohenstaufen, a disparu ; elle n'est plus connue que par la gravure de style classique et froid que Buillard-Bréholles a placée comme frontispice à l'Introduction de son îïistorta diplomatica.

4. Le profil de l'augustale de Vienne ressemble d'une manière bien plus frappante à celui de la statue de Capoue impériale, conservée au Museo Campuno.

LA PORTE TRIOMPHALE DE GAPOUE 717 prévoir l'apparition de ces bustes d'or ou de marbre, qui semblent exhumés d'une cachette ou d'une ruine de l'antiquité. La suite naturelle de l'histoire artistique, en Apulie ou en Campanie, n'explique pas l'art impérial de Frédéric II : il faut faire intervenir l'empereur. C'est sa volonté et son goût qui ont fait sortir d'une génération d'artistes habiles et bien préparés ces chefs-d'œuvre inattendus, les augustales et les statues de Capoue.

Frédéric Ha pu donner aux artistes des inspirations plus directes que des ordres. Il était, dit le chroniqueur Ricobaldo de Ferrare, habile dans les arts mécaniques1. C'est lui qui désigna certainement, dans un lot de monnaies romaines, le modèle des augustales; c'est lui-même, au témoignage de Riccardo de San Germano, qui donna à Nicola de Cicala le dessin des tours de Capoue : « Quod ipse propria manu consignavit. » Pour les statues et les bustes anonymes du Museo Campano, si habile qu'ait été le praticien, c'est l'empereur qui a été le vrai sculpteur. Il a réalisé, à Capoue, une conception de la Renaissance dans le style de l'empire romain. Son œuvre, encore admirée au xv" siècle par les humanistes, sera consultée par les artistes et par leurs augustes patrons. Quand la Renaissance italienne élèvera à Naples le monument où elle a le plus magnifiquement exprimé son double amour de la gloire et de l'antiquité, la porte triomphale des rois d'Aragon, élevée entre deux tours rondes de Castel Nuovo, rappellera la porte triomphale de Frédéric II, qui se dressait encore, entre deux tours semblables, devant le pont du Volturne.

1. « Omnium aitiutn meehanicarum quibus animum adveitit artifex pevilissimus •> (Muratori, II. I. S., IX, p. 132- — IIuillahd-Hrkholles, Introduction, p. 545 '.

Fiu. 318. —

AUGUSTALF. DE KHKDF II IC 1 1 .

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