Moller, Denkmâler der Deutschen Baukunst, I, pl. XVII
■2. Mittlieilunyen der K. K. Central-Commission, I, p. 33 ; XII, p. 140 ; — Deiiio et Blzold, pl. 200, n™ 7, 8, 10 et 1 1.
3. E. Smess, Die 7 Wutider i on Icna, Iéna, 1878 ; — P. Lehfeldt, Boa und Kunst-Denkmaler Thûringens, Iéna, 188s- III, p. 8S; cf. p. 116.
4. Cf. lî. HundeshaGSK, Kaiser Friedrichs I Barbarossa Palast in der Burtj za lîelnhausen, 1810, avec 13 planches;
Molleu, Denkmâler der Deutsthen Baukunst, III, pl. XXXVI-XLII.
d'un chapiteau à crochets: peut-être ce chapiteau a-t-il été ajouté à l'édifice d'architecture apulienne dans la restauration entreprise en 1240 '. Au château de Gioia del Colle, un autre chapiteau à crochets, placé sous la voûte de l'entrée, est d'un travail sec et rude-; une fenêtre géminée qui s'ouvre sur la cour a exactement les proportions et les moulures des fenêtres do Castel de] Monte.
Le château impérial de Cosenza a été restauré en grande partie, au xive et au xve siècle. Dans les salles du sud-est, les clefs de voûte portent les armoiries des deux dynasties d'Anjou et d'Aragon. Mais, du côté du nord-est, cinq salles et une tour sont des ruines qui n'ont pas été remaniées depuis le temps de Frédéric II. Les salles de plan rectangulaire étaient toutes couvertes de voûtes d'ogives, qui reposaient soit sur des piliers ronds, soit sur des culots, dont la plupart sont des pyramides renversées, et dont l'un est fait d'une grosse tête aplatie. Parmi les chapiteaux des piliers, les uns ont des crochets grossièrement indiqués, les autres une corbeille lisse. La tour qui flanquait le château, du côté de l'est, a la forme octogonale du donjon de Castrogiovanni ; la petite salle du rez-de-chaussée, fort semblable à celles qui sont ménagées clans les tours de Castel del Monte, est couverte d'une coupole octogonale soutenue par des branches d'ogives que supportent des culots. De cette tour l'œil embrasse la vallée et la ville, dominée par sa cathédrale, qui était, avant le xvme siècle, un pur édifice d'architecture française". Les branches d'ogives et les chapiteaux n'ont pas les mêmes profils et les mêmes formes dans l'église et dans le château ; la tour octogonale et les salles basses, avec leurs voûtes à nervures, ne se rattachent pas aux édifices religieux d'architecture française qui ont été élevés dans l'Italie méridionale sous le règne de Frédéric ; au milieu des montagnes do Calabre, à mi-route entre la Terre de Bari et Syracuse, le château de Cosenza fait partie du groupe des édifices militaires et civils construits par les architectes de l'empereur.
Le dernier édifice qui ait été élevé par Frédéric II est, semble-t-il, le château de Lagopesole. En 1242, la colline au pied de laquelle passe la route de Melfi à Potenza portait une simple domus, quelque pavillon de chasse, analogue à ceux de Cisterna, de Lavello, de Gaudiano, de San Fêle4. L'empereur y lit construire un vaste château. Charles I" d'Anjou, maître du royaume de Sicile, habita le château de Basilicate et y fit exécuter des réparations sans importance 5. Lorsque le domaine royal des Angevins fut morcelé par les deux reines Jeanne, et livré à la cupidité des barons et des favoris, Lagopesole fut compris dans la part des Caracciolo de Melfi. Le château appartint à cette famille de 1416 à 1528°. En 1531, Charles-Quint, par lettres patentes datées de Bruxelles, donna la ruine impériale, avec la