‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 400 sur 433 · COUPR DT CAMPANILE DE MUNIE SANT'ANGELO · texte numérisé non relu

COUPR DT CAMPANILE DE MUNIE SANT'ANGELO

1. Une copie de celle inscription a été retrouvée dans les notes île Schulz; Von Quast l'a publiée, sans pouvoir affirmer qu'elle appartint au campanile (Schulz, I, p. 233); le texte a été publié avec nombre de failles par Sala/.aro (II, p. 5) et assez correctement par M. Bkbmich [SafoK Nobm", VII, 1898, p. 22).

2. M. Bernicb parle, dans l'article cité, d'un quatrième étage qui aurait été abattu en 1676, et pour lequel il propose une restauration toute con jecturale.

3. Dans une restauration récente, plusieurs de ces corbeaux ont été remplacés : le tailleur de pierre y a sculpté suites pierres neuves la croix de Savoie, à côté du lis angevin.

4. Je crois avoir été le premier à noter cette ressemblance, au mois de juillet 1807, dans ma communication à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Quelques mois plus tard, M. Bernicb faisait de son côté la même remarque et l'appuyait d'une coupe inexactement relevée (JfàpoH Xot)ma, art. «'W, p. 21 j

au chantier de Castel del Monte. En tout cas Giordano et Marrando n'ont pas appris la technique des voûtes d'ogives et le tracé des profils français sous la direction d'un des maîtres d'oeuvre venus de France à la suite de Charles I". L'architecture qu'ils reproduisent est archaïque, à la date de 1270; sa vigueur bourguignonne contraste avec la mollesse de l'architecture française du Midi, qui était destinée à triompher dans l'Italie du Sud après la victoire du comte de Provence, devenu roi de Sicile.

L'œuvre originale et comme personnelle à laquelle doit être attaché le nom de l'empereur qui adopta l'art français, après avoir patronné l'art apulien, avait été une véritable Renaissance de l'art antique. La tentative audacieuse et prématurée se prolongea-t-elle après la disparition de l'homme extraordinaire qui l'avait suscitée? La porte triomphale de Capoue eut-elle une lignée qui mérite d'être citée à côté des monuments tels que l'église du Goleto et le campanile de Monte Sant'Angelo, descendants directs de Castel del Monte?

L'imitation de l'antiquité se manifeste, après la mort de Frédéric II, dans une série importante de sculptures qui ont été exécutées pour une ville peu éloignée de Capoue. Le mobilier de marbre conservé dans la cathédrale de Sessa est aussi riche en bas-reliefs qu'en mosaïques; les inscriptions qui se lisent encore sur les morceaux démembrés de cette décoration magnifique nomment, à coté du mosaïste Taddeo, le sculpteur Peregrino. Le nom de ce dernier artiste a été gravé sur le candélabre du cierge pascal au temps de I'évèque Giovanni, qui siégea de 1259 à 1283'. Il doit être identifié suivant toute vraisemblance avec un maître Peregrmus que le roi Charles l" fit mander de Sessa, au mois d'avril de l'année 127.3, pour achever un ouvrage que cet artiste lui-même avait commencé dans la chapelle royale du château de San Lorenzo, près de Foggia-.

Le socle du candélabre de marbre, au bas duquel on peut lire la signature à demi effacée de Peregrino, a la forme d'un autel antique. Les bas-reliefs qui tournent autour de ce socle n'ont aucune signification chrétienne. Entre des arbustes qui érigent leur thyrse aux rameaux stylisés à la manière du hom des vieilles sculptures byzantines, trois femmes et trois hommes, drapés à l'antique d'un vêtement qui parfois laisse toute la poitrine à nu, tiennent avec des gestes symétriques l'un une (leur, l'autre un oiseau ou un petit animal.' Le sculpteur a imité librement quelque autel païen entouré de divinités. II sait d'ailleurs représenter des sujets d'art religieux sans copier servilement un morceau antique. Sur

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