Salazaho, I, p. 24; II, pl. IV
5. Del preteso tmsto di Shjlvjmta Rufolo (tiapoli nob°», XII, 1903, p. 3 et suiv.). Tirage à part publié à Trani.
fie grandes propriétés en PoulUé', Quant à la femme (|tii avait posé avec ses joyaux pour le buste couronné, Schalz laissait en tendre qu'elle pourrait bien être la propre femme de l'opulent donateur, nommée, dans le second vers de l'inscription, Sigligaita Hulolo-.
L'hypothèse que Schulz avait présentée avec une prudente réserve fut acceptée comme un fait établi, presque aussitôt après la publication posthume de l'ouvrage du savant saxon (1860). Crowe et Cavaicaselle décrivent le buste de Havello sous le nom de Sigligaita ' ; Salazaro le reproduit sous ce môme nom1. La femme du marchand de Iiavcllo est citée désormais par tous les archéologues d'Italie, d'Allemagne et de France, à coté de Pietço deila Vigna, dont le portrait idéalisé est au musée de Capoue.
Les deux noms du modèle et de l'artiste ont été révoqués en doute par M. Filangieri di Candida. Dans un article rapide, qui est riche en aperçus ingénieux, le critique napolitain a soutenu que l'auteur du buste ne devait pas être identifié avec l'auteur de l'ambon ; il voit toujours dans le buste un portrait d'une patricienne de Havello ; cette dame n'est plus la femme de Xicola Hufolo, mais sa bru, Anna délia Marra, femme deMatteo Hufolo. le donateur du tabeçnacje de la cathédrale Vil faut confronter ces hypothèses nouvelles avec les hypothèses devenues traditionnelle.se! choisir entre elles ou découvrir d'autres solutions possibles de l'énigme.
L'ambon sur lequel se trouve posé le buste est une œuvre d'art composite. Mosaïques et .sculptures ne peuvent être attribuées au même artiste: seul le travail de marbrier est l'œuvre de Xicola de Koggia. Les sculptures reproduisent pour la plupart des motifs de décoration qui ont été employés au xiu' siècle dans des monuments apuliens; les chapiteaux à crochets et à collerette sont des imitations originales de modèles français, exactement comparables à celles qu'ont exécutées les sculpteurs' des chapiteaux conservés sous le porche de San Domenico de Corato et dans la crypte de la cathédrale de Foggia. Les formes sont plus développées et plus riches que celles des chapileaux'signés par Alfano de Termoli ; le relief gras des folioles et des volutes fait penser aux œuvres opulentes et bizarres d'Ansei-amo de Trani. Cependant Nicola de Foggia se rattache plus étroitement que la plupart des maîtres apuliens de son temps à l'école impériale, dont l'-efîorl se partageait entre l imitation de l'art français et celle de l'art antique. Les feuilles épaisses qui se recourbent en forme de crochets retournés sur l'un des chapiteaux de l'ambon de Havello semblent être un souvenir des magniliques chapiteaux de Castel del Monte, modelés dans la brèche rouge. Les imitations de l'antique sont nombreuses et toutes exécutées avec une merveilleuse habileté. Les six lions qui semblent entraîner dans leur marche les colonnes qu'ils
1. Pour l'entretien de l'autel consacré en 1273 sou»4'ambon,Nicola Hufolo légua à la cathédrale Je Havello des plantations .le vignes Pl. d'oliviers sises dans les environs de Giovinnxzo (CmMU, Storiu <li Am«lfi, 2« éd., Il, p. 33).