I. A. IiieCL, Slilfrag'en, Berlin, 1SM, p. xvi
•2. « Veslem oktsericam rubeam unani, eum caballo albo liabeule alas » (au temps du pape Sergïus II, 844-847) : Liber Pontiflcalis, éd. Duchesne, !I, p. 96.
H. Didro.n, Annales archéologiques, XXV, p. 14-1.
Fig. 19. — Deux hippogriffes affrontés,
HARBBE IJL' IX" SIÈCLE, AU MUSEE DE SOBBENTB
Les (rois plaques sculptées qui viennent de sortir de l'obscurité, où on les avait laissées depuis la découverte du Calendrier du ixe siècle, ne sont pas des œuvres uniques dans le duché de Naples et dans les duchés voisins. Le petit musée de Serrante possède,
avec des montants de transenna tout pareils à ceux de Cimitile, une importante série de plaques rectangulaires ou carrées, décorées d'aigles aux ailes éployées et d'animaux affrontés, griffons ou basilics. Deux chevaux ailés boivent à une fontaine, parmi de hautes tiges terminées par des fleurons (fig. 19); deux oiseaux fabuleux se regardent, des deux côtés d'un tronc, fleuri qui rappelle les arbres mystérieux des sculptures '^^f^p^'W^f^^^: assyriennes [fig. 23)'. Près d'Amalfl, qui, en 839, devint. Il'-â^"' •T^^f^J^^.fâfl connue Sori'cnle, un duché' libre, uni à celui de Xaples f &■ %' ^'^^^M^f&f^f- s'n,l,l,'s liens de voisinage, on trouve, dans une
église d'Atrani, une plaque de marbre, ornée de paons aussi farouches que îles aigles, et qui. touf en faisantla roue, tiennent des proies dans leurs serres. Cette plaque rappelle, par le style, les trâmennm de Sorrente, cl. par le sujet, celles de Saint-Marc de Venise, avec des paons aux plumes éployées (fig. 80). A Cimitile même, une plaque de transenna, ornée de deux grillons affrontés ef qu'on peuf attribuer au ix' siècle, s'est conservée, à côté des fragments sommairement décorés du siècle précédent.
A Xaples et dans les villes voisines, deux décors différents semblent se succéder, sur les transennœ sculptées des basiliques, entre le vu" et le Xe siècle.
Le décor où les végétaux ne son) pas plus vivants que les entrelacs, cl où les animaux sont réduits à île pauvres silhouettes, l'ail place à un décor végétal exubérant cl à un décor animal riche de relief et de vie. Il semble que renaissent, dans les marbres des sanctuaires, les animaux ef les feuillages, qui se modelaient dans l'ivoire profondément refouillé de la chaire de Maximien, l'évêque de Rave î contemporain de Justinien. Seulement les lions et les chevaux, debout ou
Transenna dl" ixc siècle dans l'église SAN SALVATORE,
A ATRANI, PRÈS AXALPI.
1. Une gravure médiocre d'une plaque analogue dans Schulz, II, p. 227. Plusieurs des marbres do Sorrente ont oie" reproduits dans le magnilique album in-f" publié pour le centenaire du Tasse, sous le titre : Sorrente et Tasso, Naples, 18!)li. pl. XXVI et XXVII.