Th. Fischer, Italien, p
2. Quand Grégorovius écrit, dans sa Préface aulîvre de M. Bindi iMonumcnti... degli Abrùzzi, p. xvi), que « les Campaniens et les Etrusques introduisirent probablement dans les Abruzzes l'Art de la céramique », il énonce une supposition contredite par toutes les fouilles faites jusqu'à ce jour. 11 n'y a pas au musée de Corfinium (San Pellino, près Sulmona) un seul tesson d'origine grecque. M. L. Mariani, après avoir constaté l'absence de tout vase grec dans la nécropole samnile d'Alfedena, ajoute avec raison : « Le fait peut s'expliquer surtout par des raisons topographiques : la ville était loin des ateliers grecs et le voyage par les montagnes était dangereux pour les potiers » (.1/oît. ant. publ. dalVAcc. dei Lincei, 1901, 1 , col. 294). Quant aux cuirasses et aux ceinturons de bronze, ornés de gravures du style hellénique le plus fin, qui ont été retrouvés dans cette nécropole [kl., col. 348-350, tig. 74), ce ne sont point des marchandises colportées par quelque marchand, mais des trophées qu'une peuplade guerrière aura été conquérir à Capoue ou à Cumes, sur quelque champ de bataille voisin de la mer.